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Programme de gouvernance: où en est-on ?

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Les pouvoirs publics s’efforcent de remplir leur cahier de charges malgré les difficultés. « Le taux de réalisation des résolutions du Cameroon Business Forum est de l’ordre de 70%. Ce qui est appréciable. » Ainsi s’exprimait le vendredi 16 janvier dernier à l’issue des travaux de la seconde session du dialogue politique structuré entre le Cameroun et l’Union européenne, le ministre des Relations extérieures Pierre Moukoko Mbonjo. Une appréciation qui était une réponse à une inquiétude maintes fois émise par les partenaires extérieurs du Cameroun, et particulièrement ceux des milieux d’affaires.

A travers ce résultat, c’est une avancée importante que le gouvernement annonçait dans le cadre de la gouvernance économique, qui est avec le volet politique, l’un de ceux qui semblaient les plus préoccupants au moment de la conception et de l’élaboration du Programme national de gouvernance (PNG) avec l’appui du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) dès le mois d’août 1998 et sa mise en œuvre dès l’année 2000. Même si aujourd’hui, la plupart des acteurs s’emploient à reconnaître que le PNG doit se remettre en cause.

Pourtant, la lutte pour une meilleure gouvernance publique n’en est pas moins restée une préoccupation permanente des pouvoirs publics. Souvent réputés très critiques à l’égard du Cameroun, ses partenaires européens relevaient lors des travaux mentionnés plus haut, des avancées. Au-delà de la réalisation des conclusions du Cameroon Business Forum, qui permet des échanges entre l’Etat et le secteur privé pour favoriser l’environnement des affaires, il était néanmoins relevé des écarts. Bien qu’admis au statut de pays-conforme, la gestion de certaines ressources pose encore des soucis dans le domaine des industries extractives. A ceci, il faut ajouter les écarts relevés dans la gestion forestière, la gestion des affaires publiques…

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Il reste tout de même que certains des domaines prioritaires qui ont servi de fondamentaux à la création du Programme national de gouvernance ont connu des avancées. On peut citer dans ce registre, le renforcement de la transparence dans la gestion des affaires publiques avec la lutte contre la corruption. Depuis bientôt trois ans, le Tribunal criminel spécial (TCS) est opérationnel. Au-delà de ce que cette juridiction est appelée à juger de cas particuliers, il y a les délais qui lui sont impartis par la loi pour rendre ses décisions. Elle dispose ainsi de six mois pour cela. Toujours dans le secteur judiciaire, sans doute pour plus de célérité dans les procédures, le gouvernement s’était fixé l’objectif de la formation d’un peu plus de 500 magistrats en l’espace de trois ans. La dernière réunion du Conseil supérieur de la magistrature a vu l’intégration dans le corps de plus de 400 auditeurs de justice formés à l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (Enam). Des tribunaux administratifs régionaux ont été créés.

Jean Francis BELIBI

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