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Procès du journaliste de RFI, les précisions de l’armée camerounaise

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Le journaliste de RFI Ahmed Abba a été une fois de plus jugé le 3 août 2016 par le tribunal militaire de Yaoundé pour  »complicité d’actes de terrorisme et non-dénonciation d’actes de terrorisme ». Face aux critiques de la presse et autres médias occidentaux   qui dénoncent ce qu’ils appellent  »détention arbitraire et abusive », le porte parole de l’armée , le colonel Didier Badjeck va réagir dans un entretien accordé au journal  »Mutation ».

Le colonel s’étonne des raisons pouvant conduire à un acharnement arbitraire contre ce journaliste qui n’est pas le seul à opérer dans la région de l’Extrème-Nord du Cameroun.Selon lui,«Ahmed Abba est un justiciable qui ne représente aucun levier politique, stratégique, au point d’en faire une focalisation d’influence. Il ne représente même pas un instrument de conditionnement d’un baroud d’honneur qui pourrait justifier un quelconque acharnement, sinon qu’il est selon l’application de la loi, inculpé».

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Le colonel va rassurer sur la véracité des accusations qui pèsent contre le journaliste «Ce journaliste est en contact avec les membres de la secte Boko Haram qui rentre en réalité dans le plan de communication de Boko Haram, si c’est pour faire étalage du succès de certaines attaques dont certaines sont médiatisées après, et même avant le passage à l’action. C’est là où le bas blesse, parce que le Code pénal réprimande, en son article 106, toute personne qui entretient une intelligence avec l’ennemi qui dans ce cas ne peut pas s’apparenter à une source», explique-t-il.

Ahmed Abba s’il est reconnu coupable risque la peine de mort.

Albin Njilo

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