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Privilèges : Comment Vamoulké et Wete pillaient la CRTV

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Pendant qu’Amadou Vamoulké alors directeur général de la Crtv supprime les avantages de ses collaborateurs, son adjoint, Francis Wete et lui accumulent des privilèges exorbitants. 2 salaires pour chacun. Des cas présumés de détournement de deniers publics qui intéresseraient aujourd’hui le Tcs. Evocation. Après le départ du Pr. Gervais Mendo Ze de la tour de Mballa II, Amadou Vamoulké qui vient d’hériter du poste de Dg de la Crtv n’a pas semblé avoir pris en compte la menace qui planait déjà sur la tête de son prédécesseur. A peine nommé, Amadou Vamoulké va se lancer dans des opérations répréhensibles.

Et la preuve ? C’est du côté de la direction financière de la Crtv que viendra la première alerte. Selon des sources exclusives de l’époque, au moment où le personnel est sevré de ses avantages, Amadou Vamoulké et son Dga, Francis Wete, vont unilatéralement se taper des salaires scandaleux. Des documents confidentiels relatifs au traitement salarial de ces hauts responsables vont alors inonder la place publique.L’on va apprendre par exemple que le nouveau Dg de la Crtv touche un double salaire et des avantages exorbitants. Et ceci, en violation des dispositions du décret N°87/1141 du 20 août 1987 fixant la rémunération et les avantages des personnels des sociétés d’Etat, des établissements publics et des sociétés A d’économie mixte. L’état de paiement d’Amadou Vamoulké selon la décision N°100 du 22/05/05 du mois de janvier 2005 donne à propos du tournis.

Tenez ! Près de 7 millions de Fcfa de salaire et autres avantages cumulés répartis comme suit : 750 000 Fcfa de carburant, 750 000 Fcfa de téléphone, fax et internet, un million de Fcfa de prime de production, 4 500 000 Fcfa de forfait global mensuel.Pourtant selon des langues qui se délièrent à la direction financière, les factures de téléphone sont plutôt réglées par la Crtv. Et à propos, le décret N°87/1141 du 20 août 1987 fixe la rémunération et les avantages des personnels des sociétés d’Etat, des établissements publics et des sociétés d’économie mixte.

En son article 4, la rubrique téléphone prévoit 60 000 Fcfa, 100 000 Fcfa de carburant mensuel. Pour nos analystes, le salaire d’Amadou Vamoulké est donc scandaleux pour 2 raisons : voici quelqu’un qui, sur l’impôt des pauvres Camerounais avoisine les 8 millions de Fcfa alors que d’autres Camerounais peinent à percevoir leur salaire par ailleurs bloqué depuis des années.De 2, Amadou Vamoulké perçoit ce salaire pendant qu’il supprime le 13ème mois des autres personnels de la Crtv. Ses enfants font des stages rémunérés à la Crtv, sa femme est abondamment citée dans les marchés gagnés…

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Le cas de Francis Wete, l’adjoint d’Amadou Vamoulké, lui aussi balayé la semaine dernière par le texte présidentiel est également intéressant. Et même plus. En effet, en dépit de sa casquette de directeur général adjoint qui lui octroie des avantages divers, son bulletin de salaire du 28 décembre 2005 donne froid au dos. On découvre d’emblée que Francis Wete continue délibérément de percevoir les indemnités et les autres frais de représentation d’un inspecteur général du Mincom qu’il n’était plus depuis sa nomination à la Crtv.

Plus grave encore, il touche 2 salaires en totalité, violant au passage les termes du décret de 1987. La décision N°00041 Crtv/Ca du 21 janvier 2004 portant paiement des indemnités accordées au Dga de la Crtv au titre de la période de janvier à décembre 2004 aura ainsi fait empocher à Francis Wete 42 millions de Fcfa. Selon les puristes du droit, qu’il s’agisse d’Amadou Vamoulké ou de Francis Wete, ces 2 cas s’assimilent à des détournements des fonds publics. Selon la loi, le trop perçu doit être restitué. L’article 7 de la loi de 1987 précité dispose justement à propos : « tout dépassement des plafonds des avantages prévus à l’article 6 ci-dessus est à la charge du responsable concerné ».

L’on se souvient que malgré les dénonciations qui fusaient de toutes parts à l’époque, aucun haut responsable au ministère de la Communication à partir de Pierre Moukoko Mbonjo, n’avait levé le petit doigt pour fustiger ces cas d’atteinte à la fortune publique. En guise de rappel, ces forfaitures étaient intervenus au moment où les Camerounais avaient encore présent à l’esprit le message de fin d’année du président Paul Biya. Le 31 décembre 2005 en effet, le chef de l’Etat exprimait à haute et intelligible voix, son ras-le-bol devant ce qu’il désigna alors « d’enrichissement scandaleux ». Le moment de rendre gorge pour Amadou Vamoulké et Francis Wete a certainement sonné.

Sources : Le flux rss de camer.be

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