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Prison: Les détenus de Bertoua à la merci des maladies

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Selon des sources, la prise en charge médicale est quasi-inexistante et la surpopulation carcérale favorise les infections.Dans son édition du 29 août 2016, le quotidien Le Jour rapporte que les détenus de la prison centrale de Bertoua sont «à la merci des maladies». La surpopulation carcérale observée de ce côté est évoquée comme étant la cause de ce fait. Car, il faut dire que cette prison à la base construite pour recevoir 500 personnes compte actuellement, selon les chiffres donnés par Le Jour, 1 500 prisonniers. Cela favorise aujourd’hui des problèmes de santé.

«Si les maladies diarrhéiques très contagieuses sont légion dans cette prison, force est de constater que plusieurs détenus décèdent suite à des nombreuses pathologiques parfois bénignes. Ce qui est également la conséquence du manque de l’expertise technique médicale dans le pénitencier. Car, à la prison centrale de Bertoua, il y a une infirmerie où officie un infirmier assisté de deux aides-soignantes de formation douteuse», écrit Le Jour. De façon anonyme un gardien de prison déclare qu’«il faut avoir l’honnêteté de reconnaître qu’en dehors de l’infirmier en chef, tous les autres qui portent les blouses blanches à l’infirmerie ornent seulement la maison».

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Le quotidien rapporte que la surpopulation carcérale et le manque du personnel médical ne sont pas les seuls problèmes présents à la prison centrale de Bertoua. Là-bas on parle aussi d’un «manque criard de matériel. Le plateau technique est constitué d’une table artisanale pour la consultation, un tensiomètre de type archaïque qui n’a pas de place que dans un musée, des paires de ciseaux, du petit matériel pour les pansements, un thermomètre, etc.», décrit-il.

Une gardienne de prison qui requiert l’anonymat déclare que «dans notre infirmerie on ne peut même pas soigner une égratignure, à plus forte raison prendre en charge un cas de diarrhée aigüe. Il n’y a rien».

Liliane J. NDANGUE

 

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