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Présidentielle anticipée: Célestin Bedzigui incite au boycott et à la désobéissance civile

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Dans une missive publiée dans La Nouvelle Expression en kiosque ce mercredi 23 mars 2016, Célestin Bedzigui, homme politique camerounais pense que les multiples appels à la candidatures de Paul Biya à l’élection présidentielle prévue en 2018 servent de prétextes pour une «énième manipulation de la constitution, lui ouvrant la voie à une élection anticipée». De son point de vue, «le peuple n’a d’autres choix pour faire échec à une telle tricherie que de boycotter massivement une telle élection», peut-on lire.

Pour Célestin Bedzigui, «il y’aura tricherie si l’un de nos protagonistes de la scène politique ayant position de contrôle du fonctionnement des institutions en abuse en anticipant une échéance électorale majeure à laquelle il serait seul préparé». Il parle alors de «banditisme politique». D’après lui, programmer une élection anticipée est une action illégale, et ce serait un coup d’Etat juridique  contre lequel le peuple a le devoir légitime de s’opposer.

Force est de constater que les grandes promesses gouvernementales ont «accouché d’une souris» provocant des désillusions. «La crainte de voir ces désillusions être amplifiées et bien comprises du peuple d’ici le terme normal du mandat en cours, pourrait expliquer l’empressement mis à une anticipation d’élection», explique-t-il. «Les capitales économiques et politique continuent de souffrir de pénurie d’eau et de coupures de intempestives d’électricité». déplore-t-il.

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De plus, les effets du plan triennal d’urgence tardent à se faire ressentir. «On tarde à ressentir les effets de la croissance de l’emploi ou alors le Port en eau profonde de Kribi dont les quais sont achevés sans qu’il ait pensé en temps opportuns, la construction des infrastructures dont le chemin de fer et autoroutes le connectant aux grands centres économiques et de consommation du pays».

Selon Célestin Bedzigui, le peuple a le pouvoir de corriger tous ces manquements pour aboutir à la stabilisation «d’une république exemplaire». «Nous citons en exemple ce peuple burkinabé, qui a réussi à administrer une leçon mémorable à… un Blaise Compaoré qui nourrissait des velléités de pouvoir perpétuel. Un autre exemple, le Benin, qui vient d’offrir au monde le spectacle digne d’une alternance, d’une facture semblable à celle des grandes démocratie. pourquoi pas le Cameroun?

Géraldine IVAHA

 

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