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Près de 220 000 candidats à l’épreuve du Concours d’entrée en 6e

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Ils ont composé mercredi dernier dans les différents centres de Yaoundé afin d’obtenir leur passeport pour le secondaire. Le petit Jonathan B. n’a pas fermé l’œil de la nuit, lui qui s’est levé de bonne heure pour se rassurer n’avoir rien oublié. Ceci sous l’œil vigilant de sa mère très anxieuse. « Je suis inquiète parce que je souhaite qu’il ait son examen.

Je lui ai donné des conseils pour qu’il n’ait pas peur. Je l’ai aidé à préparer sa trousse de stylos à bille et sa boîte académique y compris sa carte d’identité scolaire et son reçu d’examen », relate sa mère. Comme ce jeune garçon de 10 ans, 219.000 candidats au Concours d’entrée en 6e et en Première année de l’enseignement technique ont pris d’assaut mercredi dernier les différents centres d’examens de Yaoundé et de tout le pays.

Au collège Jean Tabi, il a été difficile de se frayer un chemin. Seuls les candidats avaient accès à l’établissement. Ici, 610 élèves prétendent à l’entrée en 6e. « Tout se déroule bien. Nous n’avons aucun incident. Il n’y avait que deux élèves qui n’avaient pas leur nom sur les listes. Ils ont tellement pleuré que nous  avons eu pitié et nous les avons autorisés à composer quitte à régulariser leur situation plus tard », a expliqué la sœur principale Anasthasie Bekono. Dans les 17 salles d’examen, l’ambiance était studieuse.

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Au Lycée bilingue d’application, c’était la même atmosphère avec les 253 candidats. « Nous n’avons reçu aucun retardataire, mais nous avons enregistré trois candidats non inscrits. Néanmoins nous avons reçu les instructions de la hiérarchie qui leur a permis de composer. Leurs fiches d’inscription sont à la saisie et les parents vont les inscrire ce jour (Ndlr : mercredi), a confié Irène Ena Mballa, chef de secrétariat à ce concours. Si les responsables de certains établissements ont été indulgents en laissant les non-inscrits faire face aux épreuves, d’autres ne l’ont pas été. C’est le cas du lycée bilingue d’Ekounou où les non inscrits n’ont pas pris part aux épreuves. Une situation difficile pour les parents qui n’avaient que leurs yeux pour pleurer. A ce sujet, le proviseur a refusé de répondre aux questions du reporter de CT.

Comme épreuve, les élèves ont affronté l’étude de texte, la dictée, les mathématiques, l’anglais, la culture générale et le calcul rapide. « C’était abordable et j’espère réussir. On nous a posé des questions sur ce que nous avons vu en classe », assure l’un d’entre eux. En attendant, les enseignants se préparent déjà pour les corrections afin de livrer les résultats dans quelques jours. Entre-temps, parents et élèves vivent dans l’anxiété.

Rita DIBA

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