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Premières révélations sur les connexions entre Buhari et Boko Haram

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D’après plusieurs informations, Muhammadu Buhari est originaire de Katsina. Une ville jadis considéré comme le cœur commercial du royaume haoussa conquise en 1807 par jihad mené par les peulhs d’Usman Dan Fodio. Prônant par exemple l’instauration de la charia comme Boko Haram, pourra-t-il définitivement mettre fin aux attaques de la nébuleuse ?

Tout le monde semble s’être précipité pour affirmer que l’éradication de Boko Haram semble être une véritable préoccupation de Muhammadu Buhari sans pour autant mesurer le poids des liens et des convergences d’idées qu’à l’actuel dirigeant avec Boko Haram. La nébuleuse islamiste n’aura pas du tout inquiété l’actuel Président élu lors de la campagne électorale. Selon plusieurs informations si Buhari était un veritable messie en territoire Boko Haram, Goodluck Jonathan lui aura vu à plusieurs reprises sa voiture recevoir des projectiles envoyés par des manifestants lors de son passage. Les manifestants émettant là le vœu du changement devant des maux décriés n’ayant trouvé des solutions tout au long de son mandat.

Goodluck Jonathan à qui le mérite sera d’avoir pu négocier un accord avec les rebelles du delta du Niger n’aura justement pas pu conclure des pourparlers avec Boko Haram qui est considéré depuis des lustres comme un allié incontournable des hauts dignitaires du Nord du Nigéria qui n’ont jamais vu en la nébuleuse islamiste un danger. Les territoires occupés par Boko Haram supposés faire scission le jour où le Sud ne voudrait plus faire de l’alternance au pouvoir.

D’après un livre écrit par le prix Nobel Wole Soyinka, Buhari aura eu lors de son ancien mandat (1983-1985) la réputation d’être un dirigeant qui bafoue les droits de l’homme. Baroudeur et homme de principe, il va tout de même déclarer après son élection que : « La démocratie et l’Etat de droit seront établis sur nos terres». Signifiant par ce fait qu’il serait certainement prêt à mener des politiques nouvelles pour l’avenir du Nigéria.

Concernant la lutte contre Boko Haram, si plusieurs indices portent à croire que cette promesse de campagne était venue ameublir la circonstance, l’on ne va tout de même pas oublier que c’est le même Buhari accompagné d’Iyorchia Ayu qui avait déclaré lors de la campagne qu’il ne prenait pas au sérieux l’engagement effectif d’Idriss Deby dans le combat pour l’éradication de la secte islamiste.

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Désormais au pouvoir, beaucoup d’observateurs voient le pourrissement des relations entre les deux pays venir ramollir le harcèlement au front de la secte Boko Haram causant par ce fait la recrudescence des attaques au front et pouvant causer de lourdes pertes au sein des rangs de l’armée camerounaise et tchadienne. Nos sources qui affirment aussi que la secte Boko Haram aurait déclaré que Buhari serait l’une des personnalités en pôle position pour l’ouverture des pourparlers afin d’aboutir à une paix dans les zones limitrophes avec le Cameroun, ajouteraient également qu’au regard de l’histoire, les origines de Buhari devraient le pousser à agir en faveur de la protection de ses « frères » du Nord qui jusqu’ici lui auront permis de se hisser au sommet après quatre tentatives.

Auparavant le phénomène Boko Haram qui n’est pas nouveau n’affectait outre mesure autant le Nord du Nigéria. A la question de savoir pourquoi la montée en puissance des exactions ? Le questionnement longuement répondu fixerait le début des hostilités à une volonté du Cameroun d’exploiter sur son territoire une zone limitrophe avec le Nigéria. A qui va profiter les troubles ? La visite très récente du Chef de l’Etat en France pourrait être salutaire pour notre pays. Le pays dirigé par François Hollande ayant une diplomatie de haute facture pourrait jouer de tout son poids pour faire basculer les intérêts côté Cameroun. Mais à quel prix lorsqu’on avait déjà attribué l’exploration et l’exploitation du pétrole à la Chine dans cette partie du territoire ?

Selon des geostratèges et des analystes politiques,  le régime d’Etoudi serait après cette analyse dos au mur. Devant une reprise des combats après l’occupation récente de tous les territoires par Boko Haram voire l’occupation de nouveaux territoires, les déplacés pourraient s’accroitre en territoire camerounais malgré les dons en milliers de Fcfa et les efforts consentis par les acteurs sur le terrain. Le beau prétexte qui pourrait être la reconstitution du pays par l’équipe de Buhari ou encore l’ouverture des pourparlers avec Boko Haram qui ne garantira pas l’arrêt des attaques côté Cameroun semble être la voie vers laquelle l’on s’achemine après la prestation de serment du nouvel homme fort du Nigéria. L’éradication ou l’arrêt des exactions, selon eux, n’étant pas à évoquer dans les prochains mois. Au contraire, il serait probable de voir se multiplier la violence pas seulement du côté de la sous-région Afrique Centrale mais également au-delà avec des corrélations dans les pays limitrophes. Just wait and see.

Camer.be : Yannick Ebosse

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