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Préinscriptions en ligne : Vers la fin du calvaire à Yaoundé I

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L’administration de cette université annonce de nouvelles mesures d’accompagnement pour les étudiants.

« Dans le cadre de la facilitation des préinscriptions en ligne et l’envie de résoudre les problèmes rencontrés dans les années antérieures, le recteur de l’université de Yaoundé I, Aurélien Maurice Sosso, a pensé à une nouvelle stratégie », explique sous anonymat une source administrative rencontrée dans ladite université. Selon notre informateur, pour régulariser les préinscriptions lancées le 7 août dernier pour une période d’un mois, Aurélien Maurice Sosso a mis sur pied une équipe constituée d’agents d’accompagnements pour guider ceux qui ne maîtrisent pas l’outil informatique, surtout les étudiants de première année.

En même temps, il a ouvert deux salles multimédias qui permettront aux étudiants de faire leurs opérations en ligne sans avoir besoin de faire recourt aux gérants des cybercafés. Des gérants pour qui l’aide n’est pas gratuite. Un Wifi de 45 méga bits couvrant le site universitaire a aussi été installé, tout comme le communiqué de procédure des opérations des inscriptions est désormais disponible.

En plus de ces nouvelles mesures, le personnel chargé de coordonner ces opérations a été recyclé et des salles d’aides et d’orientation des nouveaux arrivants ont été conçues, apprend-on de notre source. En outre, le Centre de calcul de cette université a procédé depuis 2013 à la réfection de la plate-forme de préinscriptions. Côté personnels d’appui, on affirme que l’équipe a « reçu du sang neuf avec une équipe constituée d’ingénieurs informaticiens spécialisés dans le développement plates-formes et des applications ».

Des mesures nouvelles qui viendront visiblement résoudre les problèmes dénoncés dès la première année de cette numérisation. Des étudiants se plaignaient des difficultés d’accès au site internet de cette université pour l’inscription en ligne. Jugeant ainsi ce système difficile à appliquer et une transition entre les deux pas évidente. Pour certains étudiants, les choses ne se passaient pas aisément. Alors que certains parvenaient du mieux qu’ils pouvaient à se préinscrire, d’autres étaient contraints de solliciter l’aide des gérants des cybercafés.


«Nous aidons les étudiants qui ne maitrisent pas l’outil informatique et internet à se préinscrire. La démarche est simple : l’étudiant va d’abord payer ses frais de dossier à la banque. Ensuite, il achète une heure de connexion à 250 Fcfa et il donne encore 500 Fcfa pour l’inscription. Mais, si la connexion n’est pas bonne et qu’on ne parvient pas à achever l’opération, il sera appelé à acheter d’autres minutes supplémentaires »,
explique Norbert Nono, gérant d’un cybercafé à proximité de l’université de Yaoundé I. Des difficultés qu’éprouvent surtout les élèves des établissements des zones enclavées.

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Par ailleurs, « même ceux qui maitrisent l’outil informatique comme moi éprouvent certaines difficultés. Quand j’arrivais à l’université, je maniais déjà l’outil informatique. Mais, j’ai dû débourser au moins 1000 Fcfa pour ma préinscription. J’ai voulu utiliser le réseau Wifi du campus avec mon smart phone, mais la connexion est de mauvaise qualité », confie Rosine Akamba, étudiante en 3ème année linguistique à l’Université de Yaoundé I.


Numérisation

Selon une source administrative de l’UY I, 20.000 étudiants s’y inscrivent désormais chaque année en ligne. « Actuellement, les étudiants ne se sont pas encore préinscrits en grand nombre parce que les relevés du baccalauréat ne sont pas encore disponibles», indique notre source au sujet des nouveaux bacheliers. Ces différentes préinscriptions englobent entre autres, les opérations d’obtention des matricules pour les étudiants de 1ère année, les demandes d’assurances et de chambres à la cité universitaire, et les candidatures d’entrée en doctorat et master 2. Ces étapes franchies, l’étudiant aura alors assuré son enregistrement sur le fichier universitaire avant  la phase des inscriptions qui s’effectuent elles aussi en ligne.

En début 2013 (un an après le lancement de la numérisation), le recteur de l’Université de Yaoundé I confiait être satisfait « de l’action numérique qui a imprimé ses marques aussi bien au plan académique qu’administratif ». Une avancée qui avait mis fin aux interminables attroupements d’étudiants au bureau de la scolarité. « Il y a plus de célérité et de traçabilité dans ces opérations. Cette année, l’Université de Yaoundé I a eu plus de 55.000 étudiants alors que le personnel reste très insuffisant. La numérisation a permis une gestion plus efficace et efficiente de cette massification d’étudiant », se réjouit une source à l’Université de Yaoundé I.


Avant de poursuivre : « J’ai personnellement étudié dans cette université bien avant la numérisation des préinscriptions et inscriptions, et j’ai été témoin du calvaire que vivaient les étudiants en cette période. Ils pouvaient mettre plus d’un moins à faire les préinscriptions. Du coup, les cours commençaient tardivement. Alors que ces mêmes opérations faites en ligne s’achèvent en quelques minutes. Donc, le numérique remplace l’homme dans ces processus routiniers ».

Franck Evina

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