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Près de 200 pointes d’’ivoire saisies à Yaoundé

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Le poste forestier et faunique de Bikoko par Nsimalen a mis la main lundi sur une cargaison de 187 pointes d’ivoires. Les auteurs auraient réussi à s’enfuir

Des éléments du poste forestier et faunique De Bikoko, près de l’aéroport international de Yaoundé Nsimalen, ont saisi lundi en matinée une cargaison de 187 pointes d’ivoire, rapporte la radio publique nationale du Cameroun ce 01er septembre. L’ivoire était à bord d’un véhicule militaire, explique la Crtv.

Cette saisie représente, selon le ministère des Forêts et de la Faune (Minfof), le massacre de plus de 100 éléphants, pour une valeur estimée à des centaines de millions de F CFA. «Nous avons pris les dispositions pour que cette cargaison soit mise en lieu sûr», affirme le délégué régional des Forêts et de la Faune pour le Centre. Malheureusement, dénoncent les autorités, «les auteurs de ce crime ont pris la fuite». Pour le ministère camerounais des Forêts et de la Faune, c’est le lieu de lancer l’alarme avec la saisie de lundi près de l’aéroport international de Yaoundé Nsimalen. C’est dommage» d’un point de vue touristique, juge le Minfof. «Si rien n’est fait, je vous assure qu’il n’y aura plus d’éléphants sur la terre dans un demi-siècle», asserte le délégué régional du Minfof dans la région du Centre au micro de la Crtv.

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En février 2012, le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW) avait dénoncé dans un rapport les ravages causés par les braconniers dans les parcs du Cameroun, en particulier celui de Bouba Ndjida dans le Nord du Cameroun. Des observateurs sur le terrain avaient recensé, juste en deux mois, plus de 200 carcasses de pachydermes. L’IFAW avait indexé des braconniers venus du Soudan et du Tchad, armés de kalachnikovs. «L’ivoire est exporté illégalement vers la Chine et d’autres pays d’Asie. Puis l’argent récolté finance l’achat d’armes qui serviront dans les conflits régionaux», relevait à cette époque Céline Sissler-Bienvenu, directrice France et Afrique francophone de l’IFAW.

Avec la saisie qui vient d’être faite à Nsimalen, on se rend compte que les assurances du gouvernement camerounais sur la sécurisation du parc de Bouba Ndjida ne résistent pas à l’épreuve du terrain. Le Cameroun semble constituer de plus en plus un cimetière pour les éléphants.

Journalducameroun.com

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