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Pour Paul Biya, il faut améliorer les conditions de vie des populations pour prévenir le terrorisme

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Pour le Président de la République, Paul Biya, une amélioration des conditions de vie des populations et un accès élargi à l’éducation pourront efficacement prévenir la réapparition de phénomènes comme Boko Haram.

Le Président de la République, Paul Biya a pris part, samedi 14 mai 2016, au 2e sommet régional sur la sécurité au Nigeria et dans les pays voisins. Le Chef de l’État camerounais est intervenu à la suite des concertations avant la conférence, notamment lors du déjeuner offert par le Président Muhammadu BUHARI, sur l’objet du sommet.

Dans son discours, il a indiqué que l’ «amélioration des conditions de vie des populations et un accès élargit à l’éducation que nous pourrons efficacement prévenir la réapparition de phénomènes comme Boko Haram».

L’intégralité du discours de Paul Biya

Messieurs les Chefs d’État,

Mesdames, Messieurs,

Je voudrais tout d’abord remercier et féliciter mon frère et ami, le Président  BUHARI, pour l’excellente organisation de ce deuxième sommet régional sur la sécurité et pour l’accueil chaleureux qu’il nous a réservé tout au long de notre séjour.

D’entrée de jeu, je dirai que ce sommet, dont l’importance n’échappe à personne, a tenu ses promesses. Il nous a permis, d’une part, de faire le bilan des décisions qui avaient été prises à Paris en 2014 et, d’autre part, de jeter les bases d’un certain nombre d’actions pour les années à venir.

Sur le premier point, nous avons pu constater que les décisions en question ont eu des effets positifs. La coopération entre les pays de la zone de front a permis d’enrayer les attaques de Boko Haram et de neutraliser sa capacité offensive. L’organisation terroriste en est réduite aujourd’hui à des attentats-suicide qui sont en quelque sorte l’arme des faibles et des lâches.

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L’efficacité de la lutte contre Boko Haram doit également beaucoup au soutien de nos grands partenaires internationaux, notamment les États-Unis, la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Chine, la Russie et l’Union Européenne. Bien entendu, l’Union Africaine, à travers la Force Mixte Multinationale, a apporté une contribution déterminante. Je dois également mentionner l’aide aux réfugiés et aux déplacés qui a été dispensée par le Haut-Commissariat des Nations Unies aux Réfugiés et par les organismes humanitaires comme Médecins Sans Frontières.

Pour ce qui est de l’avenir, il a été envisagé de maintenir et de développer la coopération militaire entre les pays de la CBLT, coopération qui a fait ses preuves. Nous avons également convenu d’accorder une attention particulière à certaines questions spécifiques : la situation des réfugiés et des personnes déplacées, la reconstruction des infrastructures dans les zones détruites par Boko Haram.

Sur ce point, je rappelle que c’est par une amélioration des conditions de vie des populations et un accès élargi à l’éducation que nous pourrons efficacement prévenir la réapparition de phénomènes comme Boko Haram.

Enfin, le Sommet s’est penché sur le plan de développement et d’adaptation aux changements climatiques de la zone du Lac Tchad. La mise en œuvre de ce grand projet aura valeur d’exemple.

J’ajouterai, avant de conclure, que j’ai été très heureux que plusieurs de nos collègues d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique Centrale nous aient rejoints. Ce qui me laisse penser que la sécurité, en tant que problème commun à nos deux régions, est en train de faire son chemin.

Les décisions sur toutes ces questions sont bien reflétées dans les communiqués et les décisions qui vont être prises.

Je remercie les grandes puissances, et en particulier celles que j’ai citées et l’Union européenne pour leur concours. Nous pouvons leur donner l’assurance que l’Afrique est décidée à se battre pour vaincre Boko Haram.

Je vous remercie

Onana N. Aaron

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