Economie

PME: Bon nombre de promoteurs n’ont pas fait d’études secondaires…

pme-promoteurs

Présentation et vulgarisation de l’annuaire statistique du Minpmeesa, mercredi à Yaoundé.

Le plus grand nombre de promoteurs d’entreprise au Cameroun, soit 30% des 88 643 structures existantes, n’ont pas fait d’études secondaires… En tout cas, ils n’ont que le Certificat d’étude primaire (CEP). Ils sont suivis des détenteurs du Brevet d’étude du premier cycle (BEPC) ou du Certificat d’aptitude professionnelle (CAP), 22%. Viennent ensuite les sans diplômes, 16%. Les Bac + font à peine 5%. Et dans l’ensemble, les femmes sont majoritaires. Ces données et des centaines d’autres sont contenues dans l’annuaire statistique 2013 du ministère des Petites et Moyennes entreprises, de l’Economie sociale et de l’Artisanat (Minpmeesa). Un document produit en collaboration avec l’Institut national de la statistique (INS) et rendu public mercredi dernier à Yaoundé.

Lors de la cérémonie de présentation, l’on a appris que le secteur des petites et moyennes entreprises, de l’économie sociale et de l’artisanat occupe plus de 97% du tissu économique national, mais n’était pas suffisamment pris en compte dans le dispositif statistique actuel, à cause de l’envergure du secteur informel et de la mauvaise tenue des registres administratifs. « L’annuaire statistique 2013 est donc un document de centralisation des données, conçu comme un outil d’aide à la décision. Il permettra au Minpmeesa d’évaluer les différentes politiques élaborées et mises en œuvre, de savoir si elles ont été exécutées et surtout, si elles portent les fruits escomptés », a expliqué le secrétaire général du Minpmeesa. Bref, l’annuaire va servir à comparer la situation de départ des PME et celle d’aujourd’hui, afin d’améliorer ou de booster les actions.

Nous suivre ►► Facebook   Twitter   Instagram   Youtube 

Globalement, l’annuaire présente les données sur l’évolution normative et institutionnelle du Minpmeesa de 2004 à 2013. Un aperçu de l’environnement des affaires du Cameroun, pollué par les coupures d’électricité, les tracasseries administratives, la concurrence déloyale et les difficultés d’accès au financement, entre autres. L’on y retrouve une mesure des niveaux de production ainsi que la contribution des PME à la croissance, avec une valeur ajoutée moyenne de 108 millions de F et une moyenne de 40 employés permanents. Enfin, l’état de mise en œuvre des politiques en matière de promotion et d’encadrement, relevant que le secteur se développe de manière significative.

© Félicité BAHANE N |Cameroon Tribune

Populaires cette semaine

To Top