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Planning familial: Les Camerounais boudent les contraceptifs

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Selon les résultats de l’Enquêtes démographiques de santé de 2011, le taux de pénétration de la contraception au Cameroun est de 14%. Pour une procréation responsable, des scientifiques ont mis sur le marché différentes méthodes de contraception. Il s’agit des préservatifs masculins et féminins, la pilule, le stérilet, l’injection, l’implant et autres.

Et pourtant, ces méthodes contraceptives sont peu utilisées par les populations. En effet, selon l’Institut de formation et de recherche pour le développement(Iford), en 2013, 175 000 grossesses ont été expulsées. La majorité de ces femmes ont pratiqué un avortement clandestin. Toujours d’après l’Iford, 490 000 femmes se sont retrouvées avec une grossesse qu’elles n’ont pas souhaité porter. «Les avortement clandestins sont plutôt la conséquence de la faible utilisation ou de l’échec de la politique contraceptive», soutient Gervais Beniguissé, enseignant chercheur à l’Iford

Pour lui, «la planification familiale peut résoudre ce problème et faire économiser 2,5 milliards de FCFA chaque année à l’Etat ». « Les préjugées, les barrières socioculturelles, la religion, le manque d’information, l’ignorance pour les bénéficiaires sont de prime abord des obstacles à la pénétration de la contraception dont le taux jusqu’ici fixé à 14%, d’après les résultats de l’Enquêtes démographiques de santé de 2011», révèle le quotidien Mutations dans son édition du mercredi 07 octobre 2015.

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Le journal qui recense les entraves à l’utilisation des contraceptifs au Cameroun, renseigne que «les églises s’opposent encore à l’utilisation des méthodes contraceptives autres que l’abstinence et la fidélité à son/ sa partenaire dans un couple régulièrement uni par le mariage religieux».

Au-delà des préjugées et autres considérations, la disponibilité des contraceptifs reste faible. «Un faible taux assez souvent renforcé par l’absence d’un réseau de redistribution». À en croire Valery Tchemo, chargée des programme femme à l’ONG Femme santé et développement, «il y a souvent eu de difficultés à équilibrer les stocks par exemple à pouvoir prendre le surplus d’ici pour combler le déficit signalé ailleurs. Or en le faisant, on va maitriser les ruptures en limitant la péremption des produits». 

Autre blocage, la politique gouvernementale en matière de promotion de la contraception. «Une politique qui est restée jusqu’ici essentiellement adossée sur les financements extérieurs», conclut Mutations.

Béatrice Kazé 

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