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Peter Essoka s’explique sur la fermeture des bureaux d’ Afrique Media à Douala et Yaoundé

Peter Essoka-CNC-Afrique Media

Celui que certains panélistes lors des débats sur cette chaîne de télévision ont qualifié d’esclave de la France, fait savoir qu’il ne se laissera pas intimider. Depuis sa création en 2012 par un décret présidentiel, le Conseil national de la communication (Cnc) a régulièrement pris des décisions pour sanctionner des médias et des journalistes dont les propos vont à l’encontre de l’éthique et la déontologie.

Mais, depuis deux mois, le Cnc fait face à un cas inédit. La chaine de télévision Afrique Media, qui s’est vu infliger une suspension d’un mois depuis le 4 juin 2015, a refusé d’éteindre elle-même la diffusion de ses programmes. Las d’attendre, le Cnc a usé de la force publique pour mettre sous scellés les installations de cette chaine panafricaine à Yaoundé et à Douala. Une opération effectuée dans une ambiance électrique et de manière spectaculaire à Douala où cette télévision compte plusieurs sympathisants.

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Eu égard au soulèvement populaire et à l’intérêt suscité par cette opération, la radio publique a reçu en posture d’invité dans son grand journal de 13h ce mercredi 12 août 2015, Peter Essoka, président par intérim du Cnc. Le vétéran du journalisme camerounais a profité de cette opportunité pour rappeler le reproche qui est fait à Afrique media. «Ils prennent la liberté de dire n’importe quoi, de proférer des injures, d’encourager la haine et la xénophobie». Celui que certains panélistes lors des débats sur cette chaine de télévision ont qualifié d’esclave de la France, fait savoir qu’il ne se laissera pas intimider. «Ce que je fais est correct et je vais continuer à faire mon travail». Dans la foulée, Peter Essoka reproche au système, la tolérance administrative qui serait selon lui, la cause des dérives observées dans certains médias au Cameroun.

Adeline ATANGANA

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