Features

Péages routiers: Augmentation du ticket de passage de 500 à 2 500 Fcfa

Péage-routier

Le processus de concession aux opérateurs privés des péages routiers est en cours. Avec pour conséquence, l’augmentation du ticket de passage de 500 à 2 500 FCFA sans modification de l’état des routes. Les nouvelles qui viennent du ministère des Travaux publics vont plonger les transporteurs et les usagers de la route dans l’inquiétude. Bientôt, il sera question de la révision du prix du ticket de péage routier, actuellement de 500 FCFA et qui pourrait passer au moins à 2500 FCFA.

A la mi-juin 2016, le ministère des Travaux publics a publié un avis d’appel public international à manifestation d’intérêt, en vue de la sélection des entreprises ou des groupements d’entreprises devant accompagner le gouvernement du Cameroun pour le financement, la conception, la construction, l’équipement, l’exploitation et la maintenance de 14 postes de péages automatiques sur certaines routes bitumées de son réseau routier. C’était quelques jours après la conférence économique internationale de Yaoundé sur les opportunités d’investissement. Ce projet faisait partie du packages des offres faites aux investisseurs présents à Yaoundé les 17 et 18 mai 2016. Le 11 août, le gouvernement

a clos la réception des offres de soumission. L’examen de ces offres permet de placer les derniers éléments du puzzle que constitue le projet de l’Etat au sujet des 14 postes de péage concernés. Celui-ci envisage d’abord de désigner, dans le cadre d’une mise en concession partielle, une entreprise pour l’aider à procéder à l’automatisation des péages, c’est-à-dire un partenaire qui va trouver l’expertise et les financements pour la construction des postes de péage conformes aux normes internationales.

Nous suivre ►► Facebook   Twitter   Instagram   Youtube 

A ce jour, les 45 postes de péage du Cameroun ont un fonctionnement manuel et archaïque, avec des tickets coupés à la main par un personnel soumis à toutes les intempéries et toutes les tentations. Selon les prévisions avancées au ministère des Travaux publics, le partenaire que le gouvernement cherche assurera avec l’Etat une exploitation conjointe des péages, avec une répartition des recettes de 60% pour l’Etat et 40 % pour le partenaire privé. Les entreprises ayant soumissionné sont toutes étrangères, dont la française Razel. Dès que le retour sur investissement sera effectué par le partenaire, le gouvernement entend lancer le processus de mise en concession totale sur une période à déterminer, avec un droit de préemption pour l’entreprise qui l’aura accompagné dans la phase de construction des péages automatiques.

Pour le moment, il n’existe pas un calendrier précis du moment de la mise en place de ce nouveau schéma de gestion. Mais une chose apparaît clairement à la lecture des offres des entreprises pour la mise en concession partielle : le prix du ticket de péage devra passer au moins du simple au quintuple. Donc de 500 FCFA à 2500 FCFA. D’après les simulations effectuées par les entreprises soumissionnaires, les 500 FCFA actuellement pratiqués ne rendent pas le péage rentable. Toute la difficulté réside désormais pour le gouvernement de trouver le moyen de faire passer chez les transporteurs, les usagers de la route et l’opinion publique une augmentation de 500% du ticket de péage, alors que l’état des routes reste le même. De plus, il existe un risque d’une inflation en cascade, du coût du péage à celui des prix des denrées alimentaires, en passant par le prix du transport. Enfin, le projet d’automatisation des péages ne concerne que 14 postes les plus rentables, situés dans le triangle Yaoundé-Douala-Bafoussam-Yaoundé, alors que l’ensemble du réseau compte 45 postes. Existera-t-il deux coûts du péage différents pour le même réseau routier ?

Sources : Camernews

Populaires cette semaine

To Top