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Paul Biya contre des armées étrangères au Cameroun

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De sources généralement bien informées, Le Messager a appris que dans l’agenda du président Déby, au cours de sa visite hier à Yaoundé, figurait en bonne place, la prolongation des discussions sur l’ouverture du territoire camerounais aux armées étrangères (nigériane, américaine ou française) dans le cadre de la lutte contre Boko Haram. Une idée à laquelle sont opposées catégoriquement les autorités de Yaoundé qui tiennent à garder le monopole de la violence sur leur sol.

Un déploiement des troupes et des équipement se fait déjà sur le Nord du Cameroun

Même si, les partenaires du Cameroun estiment qu’il s’agira éventuellement d’une présence pour la simple veille et non en vue de combat, l’argument ne fait pas fléchir Paul Biya qui a rassuré le président tchadien qu’un déploiement des troupes et des équipement se fait déjà sur le Nord du Cameroun. Puisque plus de deux cents hommes ont déjà pris la direction de l’Extrême-Nord et qu’à terme, neuf autres devraient les suivre. De plus, le Cameroun partagera les informations avec ses voisins au sujet de la traque contre Boko Haram. « Full stop », ironise même un diplomate attaché à la Présidence.

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Paul Biya est donc opposé farouchement à ce « droit de poursuite déguisé » que veulent exercer ses voisins

Yaoundé est donc opposé farouchement à ce « droit de poursuite déguisé » que veulent exercer ses voisins sur le sol camerounais et entendrait contrôler toutes les troupes qui opèrent sur son sol.Ce, malgré que l’Occident et le Nigeria estiment que le Cameroun et le Tchad sont les bases arrières de Boko Hrama et surtout la cachette des plus de 200 filles enlevées récemment par la secte salafiste Boko Haram. Idriss Deby aurait quitté la capitale sans pouvoir convaincre Paul Biya de changer d’avis et de concéder, que l’armée américaine prenne position à l’Extrême nord comme elle l’a fait au sud du Tchad.
En effet, un groupe de 80 soldats de l’armée américaine a été déployé au Tchad le 21 mai dernier. Ce contingent est composé de deux équipes : 40 personnes chargées d’opérer les drones de surveillance et de 40 autres responsables de la sécurité des hommes et des appareils. Cette prise de position, avec la bénédiction des autorités tchadiennes, va aider à élargir le champ de recherches, selon l’Amérique qui espérait pouvoir faire autant au Cameroun. Mais Yaoundé qui sort d’un long conflit frontalier avec son géant voisin, persiste et signe à dire qu’avec le Nigeria, les choses ne sont jamais simples. Le projet est donc remis à plus tard…

R. N. T.

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