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Paul Biya accorde la grâce à Lydienne Eyoum

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Lydienne Eyoum libre ! Paul Biya a signé un décret ce Lundi 4 juillet 2016, portant remise de peine à l’avocate franco-camerounaise, condamnée à 25 ans de prison dans le cadre de détournement de deniers publics. Le texte du Président de la République, lu au journal de 20 heures du poste national de la CRTV, précise que le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, est chargé de la mise en application de ladite décision.

Me Lydienne Yen Eyoum a été condamnée le 26 septembre 2014 à 25 ans d’emprisonnement ferme par les juges du Tribunal Criminel Spécial. L’avocate française, d’origine camerounaise était ainsi reconnue coupable de détournement de derniers publics et complicité de détournement de derniers publics en coaction à  hauteur d’un milliard 700 millions de FCFA.  Elle avait été mandatée par le ministère des Finances en 2004, pour recouvrer les créances auprès de la SGBC, une filiale de la banque française, Société générale.  Sa condamnation a ensuite été confirmée par la Cour Suprême le 9 juin 2015.

Le chef de l’Etat a-t-il cédé aux pressions de la communauté internationale ?  Difficile d’être affirmatif. Toujours est-il que des voix se sont élevées plusieurs fois pour demander la libération de Me Eyoum. Parmi lesquelles, le groupe de travail des Nations Unies, chargé des questions de Droits de l’homme, qui avait exigé sa libération immédiate.

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De son côté, la France a multiplié des initiatives vis-à-vis d’Etoudi pour obtenir la libération de « sa ressortissante ». En visite à Yaoundé le 3 juillet 2015, François Hollande, le président français avait exhorté Paul Biya a jeté un regard sur ce dossier, qu’il jugeait humanitaire. Le locataire d’Etoudi répondait en ce moment qu’il s’agit d’un dossier qui concerne la justice. Mais le chef de l’Etat promettait de « faire quelque chose » dans le cadre des pouvoirs que lui confère la Constitution.

Mais cela ne suffisait pas puisqu’en décembre 2015, le numéro français dépêchait au Cameroun le sénateur Yves Laconte qui rencontrait encore Paul Biya pour poser le problème de Lydienne Eyoum. L’homme du Renouveau n’est pas resté sourd à ces appels.  Cette grâce présidentielle rappelle une autre accordée le 18 février 2014 à un autre français,Michel Thierry Atangana.

Jean-Marie NKOUSSA

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