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Paul Biya a Mvomeka’a : bientôt un remaniement ?

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Le retrait du chef de l’État à Mvomeka’a, son village depuis le samedi, 5 juillet,  présage un tsunami. L’équipe Yang sur le gril. La probabilité d’un remaniement se précise.

Au regard de certains signaux et indicateurs, soutient une source introduite, la copie du nouveau gouvernement serait prête, ou presque. Selon notre informateur, le président de la République profite de son séjour  dans son Sud natal, pour peaufiner le casting de l’équipe gouvernementale qui devra désormais l’accompagner dans la réalisation de son programme de développement. Si tout porte donc à croire qu’avec le parlement qui vient de clôturer la deuxième session ordinaire,  tous les signaux semblent au vert  pour qu’enfin, le nouveau gouvernement tant  attendu soit enfin rendu public, la question qui reste sans réponse, est celle de savoir quand exactement, c’est-à-dire, le moment où le remaniement aura lieu. À cette question, deux thèses s’affrontent. La première soutient que le remaniement a lieu ce mois en cours, alors que la seconde estime l’échéance,  devenue irréversible, pourra avoir lieu après la rencontre États-Unis/Afrique, sommet auquel le chef de l’État du Cameroun prendra activement part.

Selon des sources dignes de foi, le séjour de Paul Biya à Mvomeka’a, a considérablement alourdi l’atmosphère au sein de l’appareil gouvernemental. C’est dans un extrême état de fébrilité que l’équipe Yang  travaille en ce moment. Cette morosité, indiquent nos sources, s’est accrue ces derniers jours au regard du bal des parapheurs entre le palais de l’Unité et la résidence présidentielle du village. En effet,  apprend-on, des hommes du sérail effectuent ces derniers temps, d’incessantes navettes inhabituelles entre Yaoundé et Mvomeka’a. Entre ces longues séances de travail entre Paul Biya et ses collaborateurs, le président de la République reçoit et consulte.

Plusieurs personnalités de la République, que d’aucuns qualifient de patriarches ou d’apparatchiks, y ont déjà fait, eux aussi, plusieurs allées et retours. Déjà, dans notre dernière édition, nous parlions de cette autre frilosité qu’on observe ces temps, parmi les membres du gouvernement. Le calendrier des départs en congés, qui généralement est connu au mois de juillet, est jusqu’à présent entouré d’un voile obscur.

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Le président de la République n’ayant pas encore validé les documents à lui transmis par le Premier ministre, lesquels sont pourtant dans ses parapheurs depuis des mois, au palais de l’Unité.

Par ailleurs, l’autre indicateur de l’imminence d’un remaniement, est la récente sortie du ministre d’État Laurent Esso, ministre de la Justice, garde des Sceaux. Prenant la parole lors de la communication gouvernementale, l’homme  qu’on dit froid et très peu bavard, a indiqué que l’opération «Épervier» va se poursuivre et que de nombreux dossiers sont en suspens à la justice et n’attendent que le feu vert de la chancellerie pour le lancement des poursuites contre les prévaricateurs. Autrement dit, l’on attend simplement que le remaniement ministériel ait lieu pour que l’action gouvernementale soit enclenchée pour ceux des membres du gouvernement ayant pillé les caisses publiques.

Au-delà de cette conjonction de facteurs, c’est depuis fort longtemps que les Camerounais sont à l’attente d’un nouveau gouvernement. La mise sur pied du Sénat en juin 2013, augurait déjà en son temps, une reconfiguration de la structure gouvernementale. Au lendemain de la publication des résultats du double scrutin du 30 septembre 2013, législatives et municipales, c’est l’ensemble de la nation qui avait les yeux rivés vers le palais de l’Unité, dans l’attente d’une fumée blanche annonçant un nouveau gouvernement. Puis vint alors son adresse à la nation le 31 décembre de la même année, moment qui a vu Paul Biya cracher du feu sur son gouvernement et proches collaborateurs.

Le chef de l’État avait par ailleurs insisté sur l’inertie observée au niveau de la coordination gouvernementale. Ceux qui savent décrypter les messages présidentiels pointaient donc un doigt accusateur sur le premier ministre et le secrétaire général de la présidence de la République.

En ce moment, des noms sont avancés, s’agissant des sortants et des entrants, de la présidence à tous les ministères en passant par la primature, la police et le comité central du parti au pouvoir. Mais, Paul Biya étant des plus imprévisibles, la sagesse recommanderait de ne citer personne. Et d’attendre tranquillement.

© Source : La Météo

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