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Opération épervier : La moisson abondante de Laurent ESSO

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De retour de mission à l’étranger, le ministre d’Etat, ministre de la Justice garde des Sceaux (Minjustice) serait en possession d’un inventaire de personnes dans le viseur de la justice. A entendre les chuchotements de couloirs, l’on s’achemine inexorablement vers une nouvelle étape dans l’assainissement des mœurs et la lutte contre les détournements et la corruption.

Pour de nombreux observateurs avides de sensations, le Minjustice Laurent Esso, revenu à Yaoundé au Cameroun le samedi 18 avril dernier, serait détenteur des documents classés «ultra confidentiels» parmi lesquels se trouve une liste de personnes soupçonnées d’avoir pioché indûment dans les caisses publiques.

Dans le même temps, Jean Baptiste Bokam Koumba, Martin Mbarga Nguélé et Léopold Maxime Eko Eko, respectivement secrétaire d’Etat à la Défense chargé de la gendarmerie nationnale, délégué général à la Sûreté nationale et directeur général à la Recherche extérieure (Dgre) avaient également quitté le pays en direction de l’Europe et de l’Asie dans le but de débusquer de nombreuses autorités qui ont illégalement amassé et dissimulé des milliards dans des comptes bancaires en Europe, en Amérique, à Guernesey ou encore en Afrique.

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Il s’agissait donc d’un travail d’investigations effectué par ces responsables en charge des questions de sécurité, il y a quelques jours, à l’étranger. Et déjà, selon des indiscrétions, le résultat de cette expédition, confient nos sources, serait à même de donner des sueurs froides à plus d’un haut commis de l’Etat. D’où l’angoisse et l’inquiétude qui se vivent dans de nombreuses familles, frisant l’épuisement psychologique. Ce qui, en tout cas, donne du crédit à ceux qui pensent que la copie «A1» du «prochain gouvernement préparé depuis Genève en Suisse » par Paul Biya pendant son dernier séjourprivé devra encore attendre.

Dans les salons cossus, la mission Esso est tellement prise au sérieux, car elle serait en autre liée à des questions de défense (armes et munitions). C’est que, en réalité, le chef de l’Etat sait pertinemment que l’heure est plus que jamais grave, eu égard de la récurrente des attaques des hommes d’Abubakar Shekau en territoire camerounais, et que les actions menées jusqu’ici pour les forces de défense camerounaises et les populations en détresse sont à ne pas négliger.

David Bebey Moukoury

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