Economie

On expérimente les OGM sur le coton au Nord

coton-plantation

Le cultivateur de coton peut désormais démêler le sempiternel problème de sarclage et d’utilisation des produits insecticides en grande quantité.

La solution miracle vient d’être trouvée par Bayer Cropscience, une société de recherche commise par la Sodecoton, pour l’introduction des organismes génétiquement modifiés (OGM) dans la production cotonnière. La phase d’expérimentation vient d’être évaluée par la Station polyvalente de l’Institut de recherche agronomique pour le développement (Irad) de Boklé. Ensuite, une consultation publique relative aux essais en milieu ouvert a été organisée dans les principaux bassins de production de coton du Nord. Après Touboro dans le Mayo-Rey, c’était autour de Djalingo, dans l’arrondissement de Garoua 3e, d’accueillir les experts de cette étude pour l’expliquer à la population. De ce qui ressort de cette consultation publique organisée vendredi  dernier à la sous-préfecture de Garoua 3e à Bocklé, tout serait parti de la demande de la Sodecoton. Bayer Cropscience a proposé des espèces cotonnières qui sont résistantes à l’application des herbicides mais également qui résistent aux attaques des bio-agresseurs, tels que les chenilles coprophages friantes de coton. Il était donc question qu’avant de proposer cette technologie à la Sodecoton pour améliorer sa production, que l’Irad, qui constitue la branche technique de la recherche, évalue dans les conditions d’expérimentation le travail de Bayer. Pendant trois campagnes, l’antenne Irad de Garoua a expérimenté cette technologie, qui s’est avérée très probante. Ces cotonniers génétiquement modifiés résistent en présence des herbicides qui sont notamment les glufosates et les glufosinates, mais également une tolérance aux attaques des lépidoptères et des chenilles coprophages. Selon les informations recueillies auprès du chef de centre de la Station polyvalente de l’Irad de Boklé, Dr Olina, cette technologie a plusieurs avantages. « Sur le plan économique, elle permet de diminuer les quantités des produits insecticides. Sur le plan environnemental, moins on manipule les produits insecticides, mieux ça aide à la protection de l’environnement », rassure-t-il

DIKWE FODAMBELE

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