À l’origine d’un mouvement d’humeur survenu le 29 mars dernier, ces agitateurs ont été déplacés dans les prisons de Tcholliré 2 et de Guider. Cette décision des pouvoirs publics est l’une des mesures d’urgence prises, au lendemain des troubles enregistrés le dimanche 29 mars 2016 à la prison centrale de Garoua. Ainsi, 80 condamnés définitifs ont été transférés à la prison de Tcholliré 2 dans le Mayo-Rey, 40 prévenus et cinq condamnés transférés à la prison de Guider dans le Mayo-Louti, région du Nord.

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Selon le délégué régional par intérim de l’administration pénitentiaire pour le Nord et régisseur de la prison centrale de Garoua, Francis Wantoh Teih, « les 125 transférés sont essentiellement constitués des meneurs de trouble ayant occasionné les dernières émeutes ». L’administrateur général des prisons précise « qu’il reste encore une cinquantaine d’agitateurs formellement identifiés. Concernant l’extension de la prison centrale de Garoua, la hiérarchie a pris des mesures d’urgence, visant la construction de nouvelles cellules à même d’accueillir 500 à 700 détenus. D’autres mesures sont aussi envisagées à court terme, pour la réfection des prisons environnantes. Prévue pour une capacité de 500 places, la prison centrale de Garoua héberge à ce jour plus 1600 détenus. Dieudonné Zra