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Non maîtrise des normes : La Ligue camerounaise des consommateurs dénonce l’absence d’une communication efficiente

D’après Delor Magellan  Kamseu Kamgaing, président exécutif de la Ligue camerounaise des consommateurs (Lcc), sur 1750 normes, il n’y a que 123 normes d’application obligatoire.  « Malheureusement le consommateur ou le vendeur ne connaît ou ne maîtrise aucune de ces normes. Tout simplement parce qu’il n’y a pas de communication efficiente. Voilà pourquoi nous dénonçons l’inertie et avouons l’échec de l’Etat », s’est-il exprimé lundi le 19 décembre 2016 à Douala. C’est dans le cadre d’une conférence en vue d’expliquer les contours de la signature d’une convention  entre la Lcc et d’autres organisations professionnelles syndicales. Le but étant de lutter pour l’amélioration de la santé des populations

CAMERPOST qui a échangé avec le compatriote retient que pour lui, la Ligue camerounaise des consommateurs est prête à souffrir pour le bien-être des populations. Par conséquent, elle met l’Etat camerounais face à ses responsabilités. Outre le manque de communication du public, une faute qui incombe à l’Etat camerounais, la Lcc révèle que du fait de la non maîtrise et du non-respect des normes, plusieurs dérives sont régulières au pays.

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Du riz avarié au Pad

« Nous prenons par exemple le cas du riz : les normes qui concernent ce produit dont il en existe plusieurs variétés, sont bafouées. Les vendeurs et les consommateurs ne sont pas informés. Nous avons eu vent de ce que le riz n’est pas importé en sac », lance Delor M. Il poursuit : « au Port autonome de Douala, il y a des riz qui arrivent dans des conteneurs et qui ont des charançons. C’est grave. La majorité du riz vient dans des conteneurs pas dans des sacs. Or, l’Etat est au courant de tout. Il sait que ces riz sont là, stockés,  et de mauvaise qualité ».

L’Etat, d’après ses propos ne fait rien pour changer les choses. « L’Etat devait descendre dans les entrepôts et procéder à la vérification des marchandises. Ce n’est point le cas. Ce n’est pas tout. Même pour ce qui est de la vente et du transport du pain, une norme existe mais n’est pas respectée. On ne devait pas transporter le pain dans les taxis ni sur les motos. A ce niveau, la responsabilité incombe à l’Anor qui a failli », énumère en guise d’exemples le président de la Lcc qui entend, dès lors, œuvrer pour promouvoir les normes qui concernent ces produits sus-évoqués, les produits phytosanitaires et bien d’autres.

Il termine son propos en interpellant les consommateurs : « ces derniers doivent s’informer, s’éduquer, être vigilants. Le consommateur doit être en quête de la qualité. Il doit en être assoiffé ».

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