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3 Navires de guerre chinois dans les eaux Camerounaises

PAD-DE-DOUALA-PORT-AUTONOME

Le séjour des navires de guerre chinois qui a permis aux Camerounais, à travers la visite guidée de leurs différents compartiments et les explications données à la presse sur leurs capacités et la puissance de feu de leurs différents dispositifs a alimenté bien de commentaires sur les enjeux de la coopération militaire sino-camerounaise.

dans les lignes qui suivent, Horizons nouveaux magazine International jette à son tour un regard sur la question, et tente de saisir les mobiles et les non-dits de ce qui s’apparente à un revirement ou un salutaire changement de cap de la part du Cameroun qui commence à savoir qui sont et où se trouvent ses vrais amis, comme le prouve aussi le fait que le Cameroun soit allé se pourvoir en équipements chez ce partenaire quand il a fallu doter le Complexe industrialoportuaire de Kribi de deux navires remorqueurs réceptionnés ici le 08 juillet dernier et baptisés roi Madola et roi Mayesse, du nom de deux chefs Batanga dont la mémoire rappelle le passé nationaliste de notre pays.

Du 30 mai au 02 juin 2014, Trois navires de guerre chinois, soit deux frégates le Yang Cheng et le Luo Yang, accompagnés d’un bâtiment de soutien de la marine chinoise revenant d’une mission d’escorte et de lutte contre la piraterie maritime dans le Golfe d’Aden, dans le Nord-Est de l’Afrique ont stationné aux larges des côtes camerounaises à Douala, dans le cadre d’un exercice militaire conjoint avec la marine camerounaise.

Accompagner le Cameroun dans la marche vers son émergence économique

A en croire les autorités militaires de nos deux pays dont le colonel majeur Li Peng Cheng qui conduisait la délégation des forces navales de l’Empire du milieu, dont les explications ont été corroborées par l’ambassadeur de Chine au Cameroun, Son Excellence Wo Ruidi, l’escale de la marine chinoise à Douala constituait une preuve de l’engagement de l’Empire du Milieu « dans la coopération internationale pour la sécurité et la sûreté de la région, de même que la volonté de son pays de continuer à accompagner le Cameroun dans la marche vers son émergence économique », laquelle ne peut se réaliser s’il continue de prévaloir ici un climat d’insécurité, propice aux terroristes qui font la loi çà et là dans le monde.

Mieux combattre « l’insécurité d’où qu’elle vienne »

Autrement dit, il s’agit pour la Chine d’être aux côtés du Cameroun et des pays de la région engagés dans la lutte contre le mouvement terroriste Boko Haram et tous les actes de piraterie maritime. D’où la fréquence des exercices militaires que nos deux pays estiment être des moments d’ »apprentissage réciproque » permettant d’échanger des informations pouvant aider à mieux combattre « l’insécurité d’où qu’elle vienne ». Il convient de rappeler à ce propos que des ouvriers et ingénieurs chinois ont été enlevés cette année dans la partie septentrionale du Cameroun par les terroristes de la secte intégriste nigériane Boko Haram.

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Un partenariat avec la Chine à saluer

Au-delà des versions officielles auxquelles on ne peut rien reprocher a priori, il convient de relever que des observateurs ont vu et salué en l’arrivée des trois navires chinois au Cameroun, et dans les exercices militaires qui l’ont accompagnée, une nette et claire réorientation des affinités géopolitiques et géostratégiques du Cameroun dans un monde où les plus puissants asservissent ceux qui le sont moins, question de s’approprier réellement son indépendance restée jusqu’ici factice tant qu’on s’est jeté pieds et poings joints dans les bras faussement protecteurs de l’occident en général, et de la France en particulier.

le départ des troupes militaires françaises au Gabon, en République Centrafricaine, au Tchad, en Côte d’Ivoire…

Beaucoup pensent que la stratégie française en Afrique francophone ayant consisté jusqu’ici soit à ruiner les pays de ce bloc, soit à y semer des troubles pour subséquemment se présenter en sauveur, il est temps que l’Afrique francophone puisse se trouver un autre partenaire à l’instar de la Chine qui s’engage plus sincérement dans tous nos combats, qu’il s’agisse de celui contre le sous-développement ou de celui contre l’insécurité. Un engagement qui, à terme, peut déboucher sur le départ des troupes militaires françaises au Gabon, en République Centrafricaine, au Tchad, en Côte d’Ivoire…, ce qui en soi constituerait une avancée remarquable dans la quête d’autonomie des Africains désormais soucieux de prendre en mains la gestion de leurs affaires pour atteindre l’émergence.

Une soi-disant « communauté internationale » qui ont fait de l’Afrique leur chasse gardée

Ce qui semble ne pouvoir jamais être le cas des trois monstres agressifs aux pieds d’argile que sont la France, la Grande-Bretagne et les etats-Unis, figures de proue d’une soi-disant « communauté internationale » qui ont fait de l’Afrique leur chasse gardée de sorte qu’il soit réservé à ses dirigeants qui osent lever la tête, le sort tragique infligé depuis les années 1960 à des patriotes et des panafricanistes comme Um Nyobe du Cameroun, Amilcar Cabral de Guinée-Bissau, Patrice Lumumba du Congo, Sylvanius Olympio du Togo, Thomas Sankara du Burkina Faso, Mouammar Kadhafi de la Lybie, Laurent Gbagbo de la Côte d’Ivoire…, leurs préférences allant à des laquais comme Félix Houphouet Boigny, Léopold Sédar senghor, Ahmadou Ahidjo, Gnassingbé Eyadema, Blaise Compaoré, Alassane Dramane Ouattara…

La France est dans le cas de figure un exemple patent, puisque s’évertuant constamment à remplacer les présidents africains insoumis par ses suppôts les plus dociles  pour avoir la possibilité de piller les ressources africaines et se classer parmi les cinq premiers exportateurs de pétrole au monde alors qu’elle ne dispose du moins officiellement  d’aucun puits de pétrole sur son territoire.

Horizons Nouveaux

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