Culture'Urbaine

Narcisse Mouelle Kombi : « Le problème de la nationalité est réglé dans le droit d’auteur au Cameroun »

Monsieur le ministre, qu’est-ce qui change concrètement avec le nouvel arrêté du Premier ministre, chef du gouvernement, relatif à la gestion collective du droit d’auteur et des droits voisins ? A présent, il est bien certifié qu’il s’agit d’un certificat de nationalité camerounaise. Ce qui indique l’exigence nécessaire, formelle, de la détention de la nationalité camerounaise pour les prétendants aux postes les plus élevés de la direction de la gouvernance des organismes de gestion des droits d?auteur. Je rappelle qu’en l’état actuel de notre Code de la nationalité, on ne peut être binational au Cameroun, on ne peut être pluri-patrie.

Concrètement, du point de vue de la loi camerounaise, on ne peut être Camerounais et en même temps Français, Anglais, Américain ou Belge. On naît Camerounais et quand on acquiert une nationalité étrangère, on perd automatiquement, c’est-à dire ipso facto et ipso juré la nationalité camerounaise.

Est-ce à dire que la perte de la nationalité est synonyme de perte de poste de responsabilité?
Cet arrêté règle le problème de la succession de la nationalité dans le temps. La perte de la nationalité entraîne la perte de la position qu’on occupait parce que cette position était liée à un critère de base de la possession de la nationalité camerounaise et cela se comprend parfaitement. J’insiste que sur le fond, l’arrêté du Premier ministre renforce les éléments  d’assainissement  qui avaient été instruits par le président de la République dans le cadre de sa volonté de faire en sorte qu’il y ait davantage de transparence et une meilleure gouvernance dans le secteur des droits d?auteur.

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Les textes du Premier ministre apportent un élément d’apaisement surtout dans le secteur que nous appelons la catégorie  B, c’est-à-dire les droits d?auteur de l’art musical. Qui, comme vous le savez, a connu de nombreuses vicissitudes, de nombreuses turbulences ces dernières années.

Sommes-nous sortis définitivement de la crise en matière de gestion du droit d’auteur ?
Il s’agit d’un message d’appel à la sérénité.  Que  les  artistes  aient confiance en tout ce qui est fait par le gouvernement pour porter des solutions pour les accompagner dans la recherche des solutions à leurs propres problèmes notamment à la question de la gestion des droits d?auteur.

C’est un appel à la sérénité, à l’apaisement, afin que se taisent les sirènes de la division, du désordre et qu’on entende une seule voix. Une voix concordante, heureuse de la solidarité et de l’unité autour d’un idéal commun pour les artistes à savoir le relèvement de leur traitement en termes de droit d’auteur.

© Cameroon Tribune : S.G à B

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