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Mugabe 90 ans et candidat a sa propre succession en 2018

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Le parti au pouvoir du Zimbabwe, la ZANU-PF, a désigné samedi son leader Robert Mugabe, âgé de 90 ans, comme son candidat à l’élection présidentielle de 2018.

Lors de son sixième congrès, le parti a également nommé l’épouse de Mugabe Grâce comme secrétaire de la ligue des femmes de la ZANU-PF, poste au sein de l’organe de décision suprême du parti, le Politburo. Les nominations ont adoptées par environ 12.000 délégués présents au congrès de la ZANU-PF, tenu dans la banlieue de la capitale Harare.

« Je sais que je ne suis pas plus grand que le peuple. En tant qu’un leader, je suis votre serviteur (…) Nous devons protéger ensemble cette terre pour qu’elle ne redevienne pas une colonie », a déclaré le president du Zimbabwe.

Mugabe, qui aura 94 ans en 2018, est le dirigeant le plus âgé de l’Afrique. En 2013, il a battu le chef de l’opposition Morgan Tsvangirai, son rival de longue date, lors de l’élection présidentielle en 2013. Mais en raison de son âge, la question de succession secoue le parti au pouvoir. Juste avant le congrès du parti, M. Mugabe a critiqué la vice- présidente Joice Mujuru, considéré depuis longtemps comme son dauphine, accusé notamment de trahison et de corruption.

Mugabe-kisses-Grace

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Le nouveau comité central de la ZANU-PF aura 300 membres, qui composera le Politburo et le présidium. La composition du nouveau Politburo sera rendue publique la semaine prochaine. Le secrétaire du parti pour les affaires juridiques et ministre de la Justice, Emmerson Mnangagwa, était le rival de Joice Mujuru pour succéder à M. Mugabe. Il a révélé que le congrès a adopté une résolution selon laquelle, tout membre du parti qui fait l’objet d’un vote de non confiance sera suspendu ou expulsé, laissant entendre que Mujuru et ses partisans pourraient être expulsés du parti.

Parmi les personnes qui ont perdu leurs sièges au sein du comité central de la ZANU-PF avec Mujuru figurent le ministre des Affaires présidentielles Didjmus Mutasa, le ministre des Transports Nicholas Goche, le ministre du Développement de l’énergie et de l’électricité Dzikamai Mavhaire, alors que M. Mugabe a maintenu le ministre du Tourisme Walter Mzembi et le ministre des Affaires étrangères Simbarashe Mumbengegwi au sein du comité central. Mme Mujuru s’est fait connaître il y a dix ans, lors du 4ème congrès de la ZANU-PF, en tant que la première femme nommée vice- présidente du parti. Elle a assumé plus tard le poste de vice- présdient du Zimbabwe.

Samedi, le président Mugabe n’a pas manqué de la critiquer, l’accusant d' »avoir trop faim de pouvoir » et d' »être trop proche des anciens ennemis qui nous ont colonisés ». Mme Mujuru ne s’est pas présentée au congrès alors que sa candidature au comité central a été rejetée en raison de son implication dans la tentative d’assassiner le président Mugabe. Le porte-parole de la ZANU-PF, Rugare Gumbo, pilier du parti et partisan de Mujuru, a été expulsé du parti avant le congrès.

Sources : Xinhua

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