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Moustiquaires imprégnées: Les populations de l’Est contre Mama Fouda

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Les rendez-vous de distribution prévus du 16 au 20 août 2015 n’ont pas été respectés par les équipes du programme national de lutte contre le paludisme du ministère de la santé public.

C’est une colère sourde qui ronge les populations de la région du soleil levant en cette période des pluies accentuée par le retour des moustiques. Dans certains quartiers de Bertoua, la cité capitale, les chefs de quartiers ne savent plus quoi donner comme explication aux populations qui se sont fait enregistrer au moment de la campagne d’identification. Et pour cause, c’est dans les différentes chefferies de la ville que devait se dérouler les opérations de distribution avortée des moustiquaires imprégnées d’insecticides. En effet, dans la période allant de fin juin au mois de juillet 2015, les mobilisateurs du programme national de lutte contre le paludisme (pnlp) avaient recensé les populations dans les aires de santé et en fonction du nombre d’habitants par ménages.

Au cours de cette campagne de porte-à-porte, des coupons remis aux populations indiquaient clairement que la distribution des dites moustiquaires imprégnées était prévue pendant la période allant du 16 au 20 août 2015. Jusqu’à ce jour, c’est silence radio du côté de la délégation régionale de la Santé publique de l`Est. Aucun communiqué pour expliquer les raisons de ce que les populations qualifient déjà d’« entourloupe ». Cette absence de moustiquaires imprégnées crée des remous au point où certains mobilisateurs sont pris à partie, à l’instar des chefs de quartiers. « Il faut qu’on nous dise exactement ce qui se passe

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Ces ballots de moustiquaires imprégnées ont-ils été rongés par des souris ? Vous ne pouvez pas recenser les gens et ne plus rien leur dire après… », fulmine un père de famille approché par Le Messager à l’Est. Las d’attendre ces moustiquaires imprégnées, d’autres personnes croient qu’« une marche de revendication est nécessaire pour résoudre le problème. Parce que dans notre pays on ne comprend que le langage de la violence ». Une situation qui nous rappelle le soulèvement d’une centaine de femmes de l`arrondissement de Bertoua 1er en 2011. La raison de leur courroux qui avait débouché sur une marche de protestation le long des artères de la ville le 04 octobre de cette année était de dénoncer « le favoritisme et le marchandage » qui entourait la campagne de distribution des moustiquaires imprégnées à longue durée d’action (milda).

Ange-Gabriel OLINGA B.

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