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Motos-taxis, halte au désordre urbain

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Une rencontre avec les autorités administratives prévue sous peu pour les rappeler à l’ordre.

Ce lundi 10 novembre, au quartier administratif à Bonanjo, quelques motos-taxis ayant des passagers roulaient librement dans cette zone qui leur est pourtant interdite. Même scénario à Bonapriso, Bali mais un peu moins à Deido. La plupart ignorent la réglementation en vigueur depuis des années.

Selon le préfet du Wouri, Naseri Paul Bea, beaucoup profitent aussi des autorisations spéciales accordées à une catégorie de motos pour circuler dans les zones interdites. Ils oublient qu’ils peuvent être interpellés et c’est ce qui est par exemple arrivé ce week-end. 7 conducteurs de motos ont été surpris dans ces artères. Leurs engins ont été saisis et mis en fourrière. Le préfet estime que ce désordre doit cesser.

C’est pour cette raison qu’une concertation entre autorités administratives, syndicats de motos-taxis et conducteurs est prévue sous peu. Il est question, d’après le préfet, de les rappeler à l’ordre. « Leur demander de respecter la réglementation, en évitant les zones interdites, en payant leurs taxes. L’autre souhait c’est qu’ils nous aident à lutter contre l’insécurité, le désordre urbain ».

Ce sont, entre autres, les points qui seront débattus avec ces transporteurs. Naseri Paul Bea souligne en substance que 300 autorisations spéciales sont accordées par mois à des conducteurs de motos qui exercent dans ces zones.

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Pour ce qui est des « cargos », une rencontre avec les autorités est également annoncée pour bientôt. Avec eux, les mesures seront plus strictes. Ils sont tout simplement interdits de circulation dans la ville. Ce texte existe depuis des années. « Ils n’ont pas leur place sur la route. Nous osons croire qu’ils trouveront quoi faire d’autre avec leurs véhicules ». D’après le préfet, ces « cargos » étaient en réalité des fourgons, avec deux places seulement. Ils ont servi au transport de marchandises en Europe. Ils arrivent scellés, soudés et bourrés de marchandises au port de Douala. Après, ils sont transformés et aménagés en car de transport.

« Il est inadmissible que ce type de véhicule porte des personnes ». En ce qui concerne les gros porteurs, seuls ceux effectuant des livraisons sont autorisés à circuler en journée. Notamment des camions brassicoles, ceux transportant du carburant, du sable et du gravier. Avec cette précision que ces deux derniers devraient être bâchés. Les camions transportant du bois, des containers, du ciment et autres n’ont la voie libre que la nuit.

©Josy MAUGER  |Cameroon Tribune

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