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Mœurs: Trois hommes interpellés à Nkoteng avec des ossements humains

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Une partie du gang actuellement sous les verrous à la Police judiciaire, après avoir été pris avec des ossements appartenant à deux dépouilles différentes. 28 ossements encore charnus sur les 110 exhumés par le gang, ont été exposés dans le hall du commissariat de la police judiciaire par un jeune homme de 30 ans, nommé Gilbert Désiré Ebogo.

Selon des informations publiées par le quotidien national bilingue Cameroon Tribune de ce 27 juillet 2015, le forfait de profanation des tombes a été commis au début du mois de juillet 2015 à Nkoteng dans un cimetière abandonné.

Le journal présente d’abord le profil social nommé Gilbert Désiré Ebogo : un homme à court d’argent qui a été enrôlé par son ami le nommé Helire Ndouki. Ce dernier lui a proposé « un job juteux », à savoir : tenir la torche pendant leur méfait dans un cimetière, pour un salaire de 150 000 !

Après avoir consommé sa paie, le sieur Ebogo retourne vers son complice qui lui confirme que « l’activité est devenue plus lucrative (…) Cette fois, ce sont deux millions qui sont en jeu ».

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« Le cabinet de Martin Mbarga Nguélé, le délégué général à la Sûreté nationale, était déjà informé le 06 juillet dernier, poursuit le journal… Le lendemain, Gilbert Désiré Ebogo, Helire Ndouki et leurs complices Augustin Tinang sont pris la main dans le sac. 82 ossements issus d’un corps, sont prêts à être livrés. Les 28 autres, issus d’un autre corps subissent encore le « lavement ». En fait ils sont enfouis dans du sable dans une carrière de la ville pour être dépouillés de la chair ».

D’abord conduits à Yaoundé, les prévenus ont été ramenés à Nanga Eboko dans la journée du 24 juillet pour être présentés au Procureur de la République. Citant l’officier de police judiciaire Alain Roland Bayangona Oloumou s’exprimant au nom du directeur de la police judiciaire, le journal conclut que « tout le réseau de ce macabre trafic n’est pas encore démantelé. Il est certain que les trois mousquetaires ne sont que la face visible de l’iceberg ».

Esther Ayissi

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