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Mœurs: Un infirmier aux arrêts pour trafic de sperme de mineurs à Douala

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Le propriétaire du Centre de Santé La Charité au quartier Cogéfar à Douala, est trainé devant la justice par les parents d’une huitaine d’enfants. Il est accusé de sévices sexuels sur mineurs. D’après les colonnes du Quotidien Emergence du lundi 7 décembre 2015, le pot aux roses est découvert lorsque l’une de ses victimes se confie à son aînée en octobre 2015.

La victime âgée de 20 ans à présent, subissait les frasques de son bourreau alors qu’elle n’en avait que 16. Communément appelé «Docta» par les habitants du quartier, l’infirmier en question bénéficiait de la confiance des parents, et surtout, de celle des enfants. «Profitez de moi tant que je suis encore en vie, je suis votre père», se plaisait-il à dire à ces derniers pour les mettre davantage en confiance.

A en croire les témoignages des victimes, ils ont tous fait un spermogramme, «il disait qu’il voulait savoir si on pouvait procréer», explique l’un des adolescents. Pourtant, les parents disent avoir emmené leurs enfants au centre de santé pour tout sauf un problème de procréation. Pour la victime qui a eu le courage de se confier en premier, c’était un problème de crampe, et selon le journal, pour les autres, s’était soit un problème d’amibes, soit un problème d’épaule.

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«Il a circoncis mon enfant une seconde fois. Rendu à son centre pour explication, il a évoqué comme raison une malformation», témoigne l’une des mamans en colère, qui se demande comment on peut circoncire un enfant pour une deuxième fois à l’âge 17 ans.

Tous les enfants du quartier avaient pour habitude de se rendre au centre de santé même sans être accompagnés de leurs parents. «Il nous faisait regarder des films érotiques dans une pièce de son centre qui lui servait de chambre» explique l’un des garçons. Il allait même jusqu’à nous toucher pour extraire nos semences» ajoute ce dernier. «Lorsque l’éjaculation semblait difficile, il procédait par excitation. Tôt ou tard il obtenait ce qu’il voulait», lit-on.

Si l’on en croit le journal, l’âge des victime oscille entre 16 et 20 ans. Selon certains parents ces témoignages ne sont rien comparés à ce qu’aurait vécu un jeune homme âgé de 23 ans à présent, qui a vécu pendant deux ans chez l’accusé, alors qu’il avait environ 16 ans. Parmi les 15 victimes, seuls huit, sous la direction de leurs parents, ont consenti à déposer un plainte contre le propriétaire du centre de santé pour «trafic de sperme».

Sources : Cameroon-Info.Net

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