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Mobilisation contre Boko Haram : Les différents fronts

BOKO-HARAM-Armée

Cent millions de F collectés par le Sénat pour venir en appui aux populations victimes des exactions de la secte islamiste Boko Haram dans la partie septentrionale du Cameroun. C’est l’une des annonces fortes de Marcel Niat Njifenji, mardi dernier, dans son discours de président réélu du Sénat. Ce, au moment où du côté de l’Assemblée nationale, l’on s’apprête à rendre compte des chiffres de la collecte organisée par cette autre chambre du Parlement.

Des centaines de tonnes de denrées alimentaires collectées par les opérateurs économiques, tous secteurs confondus, et les populations. Deux cent millions de F collectés dans la capitale économique Douala, à l’initiative du gouverneur Joseph Beti Assomo. Vingt millions de F collectés par les populations de la ville de Kribi, cependant que sous la houlette du Sultan Ibrahim Mbombo Njoya, 23 millions de F sont réunis comme fruit de la collecte organisée à Foumban.Des marches organisées à travers le territoire national en soutien au président de la République et aux forces de défense nationales. Des citoyens qui font des dons en faveur des forces de défense et des populations de la partie septentrionale dans les grandes surfaces et autres supermarchés. La Commune d’arrondissement de Yaoundé IV qui remet une cargaison de vivres au gouverneur de la région de l’Extrême-Nord. Des partis politiques qui organisent des descentes sur le terrain pour soutenir les populations déplacées et les forces de défense. Entre autres, le CPP de Edith Kah Walla, le SDF de Ni John Fru Ndi, l’UDC d’Adamou Ndam Njoya. Et enfin, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) qui choisit Maroua pour le lancement des festivités de son 30e anniversaire. Les différentes communautés religieuses qui organisent des prières. L’archidiocèse de Yaoundé a organisé une marche contre Boko Haram et pour la paix au Cameroun. Toujours à son initiative, la capitale camerounaise est clairsemée de banderoles

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Jamais une cause n’avait autant mobilisé les Camerounais. Sans distinction d’ethnies ou de chapelles politiques. On le comprend bien, c’est l’intégrité du territoire national qui est en jeu ici. Et les Camerounais, comme un seul Homme se lèvent pour dire NON ! À la secte islamiste Boko Haram. Même la presse, jamais avare d’une critique est montée au front avec une marche organisée par un collectif tenu par des journalistes. Marche qui a drainé des milliers de personnes au Boulevard du 20 mai à Yaoundé le 28 février dernier.

Il y a quelques jours, le colonel, commandant la 4e Région militaire interarmées (RMIA 4), Jacob Kodji, a reconnu l’importance d’une telle mobilisation pour le moral des troupes qu’il dirige sur le terrain dans la partie septentrionale. S’il salue l’importance des dons et autres contributions financières, l’officier supérieur se félicite surtout de ce que cette guerre n’a pas laissé insensibles les populations du reste du pays. Toutes choses qui contribuent à galvaniser les troupes au front. L’on se rend compte aujourd’hui à quel point la guerre contre Boko Haram a pu ressouder les Camerounais. Un peu comme l’était le football au faîte de sa gloire.

Au-delà du soutien au chef de l’Etat et aux populations de la région de l’Extrême-Nord, c’est une sorte de rejet de cette guerre que l’on observe chez les Camerounais. Eux qui ont de tout temps vécu dans la quiétude et la paix. Mais, cette épreuve permet également de mesurer combien elles sont sensibles, les populations camerounaises, face aux souffrances de leurs compatriotes. La guerre contre Boko Haram est une guerre juste que mènent les autorités camerounaises. Celle pour la préservation de l’intégrité de notre territoire national.

La semaine dernière, ce sont les populations de la région de l’Extrême-Nord qui ont organisé une marche pour remercier leurs compatriotes des autres régions du Cameroun pour cette marque de solidarité. Ainsi, elles ne se sentent pas seules face à l’épreuve qu’elles traversent en ce moment. La solidarité nationale, qu’a souvent prônée le chef de l’Etat, trouve toute sa signification ici. Mais notre vœu à tous est de voir cette guerre prendre fin.

Jean Francis BELIBI

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