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Présidentielle Gabonaise: Jean-Marc Ayrault, Ministre français des Affaires étrangères, baisse le ton

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«Il faut une solution politique de réconciliation. Nous ne voulons pas la déstabilisation du Gabon». Alors que le peuple gabonais et tous ceux qui sont intéressés par l’actualité politique dans ce petit pays de la sous-région d’Afrique centrale attendent la publication du premier Gouvernement d’Ali Bongo II, le Ministère français des Affaires étrangères et du Développement international a publié un extrait sur le Gabon, de l’entretien que le chef de la diplomatie française a accordé le jeudi 29 septembre dernier à nos confrères d’Europe 1 en France.

À la question «Ali Bongo qui a été investi pour un deuxième mandat. Il y a de lourds soupçons de fraude. Est-il Ali Bongo un président légitime aujourd’hui?», Jean-Marc Ayrault a eu cette réponse: «Il y a la Cour constitutionnelle gabonaise qui s’est prononcée, il y a eu des recours, c’est ce que nous avions recommandé; il reste toujours un doute. Maintenant il faut une solution politique de réconciliation, et c’est ce que la France redit et répétera encore».

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Relancé sur la légitimité d’Ali Bongo, l’ancien Premier Ministre français a évoqué une certaine retenue, avant d’indiquer que son pays ne manœuvre pas dans l’ombre pour déstabiliser le Gabon comme il se raconte dans certains milieux en Afrique. «Il est investi, il est installé, la France a été représentée par son Ambassadeur, vous avez vu qu’il y a une certaine retenue après cette élection; et en même temps ce que nous voulons, ce n’est pas la déstabilisation du Gabon; et pour ça il y a besoin que l’Union africaine, qui a commencé à le faire, joue son rôle pour encourager Bongo à chercher une politique de rassemblement parce que je pense que c’est l’intérêt du Gabon, mais c’est aussi l’intérêt de toute l’Afrique».

Déclaré vainqueur de la présidentielle du 27 août 2016 par la Commission électorale nationale autonome et permanente et par la Cour constitutionnelle, Ali Bongo fait face à une forte contestation de la part de son principal challenger Jean Ping et d’une partie de la Communauté internationale. Et c’est pour enterrer la hanche de guerre et trouver un terrain d’entente que le président réélu a tendu la main à l’opposition immédiatement après la confirmation de sa réélection.

Adeline ATANGANA

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