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Minesup vs Udm : Une pétition pour soutenir l’Université des montagnes

Initiée par des Camerounais de la diaspora, les amis, sympathisants et partenaires de l’Université des Montagnes (Udm)… celle-ci vise la suspension de la décision ministérielle et de l’ouverture de négociations avec l’Udm.

Dans ces précédentes éditions, (Le Messager 3954 du lundi 4 novembre 2013 et 3959 du lundi 11 novembre 20131; votre journal rend compte du communiqué du Ministre de l’Enseignement supérieur portant publication des résultats de l’examen national d’aptitude à la formation médicale, pharmaceutique et odontostomatologique du Cameroun, au titre de l’année académique 2013-2014. Il y relève la controverse que suscite le contrat-cadre de partenariat entre l’Etat du Cameroun, représenté par le Ministère de l’Enseignement supérieur et les instituts privés d’enseignement supérieur de formation médicale autorisés. Des voix supplémentaires se joignent à celles des Ipes concernés qui s’élèvent pour dénoncer la décision de Jacques Fame Ndongo.

Une pétition en circulation sur la toile depuis hier mardi 12 novembre 2013, a été initiée pour faire pression sur le gouvernement afin que celui-ci suspende la décision ministérielle querellée. C’est l’œuvre des Camerounais de la diaspora installés en Amérique du Nord (Canada, États-Unis), en Europe (France, Italie, Allemagne, Grande Bretagne, Belgique, Suisse…) et ailleurs dans le monde; Amis, sympathisants et partenaires de l’Université des Montagnes (Udm) de partout dans le monde; Amis du Cameroun. Lesquels «surpris par la teneur du communiqué» du Ministre de l’Enseignement supérieur lui «demandons», à travers la présente pétition, de suspendre l’application des dispositions réglementaires du communiqué ministériel du 01 novembre 2013 jusqu’à ce qu’une solution juste et équitable soit négociée; Ouvrir des négociations inclusives et de bonne foi avec les universités privées concernées (à but lucratif et à but non lucratif) pour aboutir à des mesures réalistes, justes, équitables et non unilatérales; comprenant entre autres, l’autonomie de ces universités privées pour fixer leurs taux de scolarité et les modalités de sélection de leurs candidats. Ceci afin de tenir compte des intérêts des uns et des autres; suspendre l’application des dispositions réglementaires du communiqué ministériel du 1er novembre 2013 jusqu’à ce qu’une solution juste et équitable soit négociée.

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Eclairage

Un exposé de motif justifiant leur action précède cette requête. D’abord il est relevé que: «Outre la sélection unilatérale des étudiants, ce texte prévoit des frais de scolarité inférieurs au coût réel de la formation qui, même avec l’allocation gouvernementale, verrait l’Udm amputée de 23% au moins de ses revenus actuels». Ensuite, les initiateurs de la pétition réexpliquent à son destinataire, le concept novateur sur lequel l’Udm repose puisque créée en 2000 par l’Association pour l’éducation et le développement (Aed), association apolitique et à but non lucratif de la société civile pour «offrir à la jeunesse camerounaise des formations à l’époque limitées (médecine) ou inexistantes (pharmacie, chirurgie dentaire, médecine vétérinaire, génie biomédical, kinésithérapie, etc.) à des coûts abordables pour la plupart des familles camerounaises de classe moyenne». De même que sa position dans le paysage de l’enseignement au Cameroun aussi bien que dans la sous-région d’Afrique centrale. Laquelle est du reste «reconnue comme une université de formations médicales de haut niveau tel que le reconnaît la Commission d’évaluation des facultés et instituts privés commise par le Ministère camerounais de l’Enseignement supérieur en mai 2013». Et s’il venait à l’esprit du Minesup quelques idées de sanction, alors: «Retirer à l’UdM l’habilitation à dispenser la formation en médecine, pharmacie et odontostomatologie reviendrait à jeter à la rue plus de 2000 jeunes, 200 employés, priver 8 hôpitaux et 2 millions de personnes de l’accès aux soins de santé, ruiner 15 années de collaboration internationale, compromettre l’atteinte des objectifs du millénaire fixés par les Nations Unis, réduire à néant les multiples contributions qui concourent à la réussite de ce projet social», préviennent les rédacteurs de cette pétition.

Le Messager

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