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Mgr Jean Mbarga installé à la cathèdre de l’Archidiocèse de Yaoundé

Cathédrale-Mgr-Jean-Mbarga-Nsimalen

La prise de possession du siège épiscopal a eu lieu samedi dernier en présence du PM, Philemon Yang, représentant personnel du chef de l’Etat.

Yaoundé samedi dernier. Il est 11 h 30 en la Cathédrale-Notre-Dame des victoires. Aidé de Nos seigneurs Piero Pioppo et Samuel Kleda, respectivement Nonce apostolique au Cameroun et en Guinée équatoriale et président de la Conférence épiscopale nationale du Cameroun, Mgr Jean Mbarga s’installe sur la cathèdre.

La salle, archicomble et les nombreux fidèles installés à l’extérieur, qui regardent la cérémonie sur des écrans géants exultent. Même le Premier ministre, chef du gouvernement Philemon Yang, représentant personnel du chef de l’Etat, les nombreux membres du gouvernement, du corps diplomatique, les représentants des autres confessions religieuses applaudissent. Sous le regard du cardinal Christian Tumi, d’une vingtaine d’évêques, dont certains venus du Tchad, du Gabon et de Guinée équatoriale. Venait ainsi de prendre fin quinze mois de vacance du siège épiscopal de l’archidiocèse de Yaoundé après la renonciation de Mgr Simon Victor Tonyè Bakot survenue le 29 juillet 2013. Quelques minutes auparavant, le nouvel archevêque recevait des mains du Nonce apostolique, sa crosse pastorale. Mgr Jean Mbarga peut alors être salué par ses proches collaborateurs. Puis il va se lever de la cathèdre, installée à la droite de l’autel, pour se diriger vers le représentant personnel du chef de l’Etat. Suivra une longue et chaleureuse poignée de mains avec Philemon Yang.

Le 5e archevêque métropolitain de Yaoundé est en place. Il faut relever que c’est dans une ambiance de fête populaire qu’a eu lieu cette cérémonie. Toutes les articulations se déroulent sous les cris et les youyous des fidèles. Même la lecture de la bulle, acte du Pape François nommant le nouvel archevêque, signée le 31 octobre dernier se fait dans cette ambiance, un peu comme si la nouvelle était annoncée pour la première fois. Les fidèles sont venus très nombreux, dont environ un millier du diocèse d’Ebolowa, où Mgr Mbarga, 58 ans, officiait encore comme évêque jusqu’au moment de sa nomination.

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Il faut dire que c’est presqu’en fils de la maison que le nouvel archevêque vient occuper sa cathèdre. Lui qui, au moment où il est nommé évêque de ce qui était encore le diocèse d’Ebolowa-Kribi le 15 octobre 2004, occupait les fonctions de vicaire général de l’archidiocèse de Yaoundé. Après avoir mené l’essentiel de sa carrière de prêtre dans la capitale camerounaise. Lui qui a été ordonné prêtre dans cette même cathédrale le 5 décembre 1981. Et qui, au cours des quinze derniers mois, a occupé les fonctions d’administrateur apostolique de l’archidiocèse. C’est donc un prélat au faîte de sa mission qui a été installé samedi dernier. Il va d’ailleurs en donner un bref aperçu au moment où il va prendre la parole pour s’adresser à l’assistance à la fin de la cérémonie. Évoquant le travail qui l’attend, Mgr Jean Mbarga va d’abord s’adresser aux autorités administratives et politiques.

Il aura à leur endroit, cette phrase : « Nous veillerons, suivant la sagesse de l’Evangile, à ce que notre coopération dans la cité signifie toujours notre fraternité et notre solidarité à servir le même Homme, le même citoyen, la même Nation pour léguer à la postérité un pays de paix, de justice et de croissance. » S’adressant à ses collaborateurs, et aux fidèles, Mgr Mbarga va rappeler que l’archidiocèse de Yaoundé va œuvrer à l’authentification de sa mission universelle : « celle-ci n’est pas une vocation politique, elle est prophétique. Celle-ci n’est pas une voie de gloire humaine, elle ne glorifie que Dieu seul. Sa vocation n’est pas économique, mais elle appuie au développement des peuples. Cette vocation n’est pas sociologique, car elle sert l’humain. » Pour lui, l’Eglise ne saurait être une voie pour faire carrière. Une nouvelle ère s’est ouverte samedi dernier pour ce diocèse que son nouveau pasteur voit comme un « Cameroun en miniature. »

© Jean Francis BELIBI|Cameroon Tribune

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