Features

Mayo Rey: des enfants pris en otage par des bandes armées

rebelle-coalition-seleka-Camerounais-bandits-coupeurs-de-route-gendarmerie
C’est un véritable calvaire que vivent les populations de certaines zones reculées du Septentrion. Des bandes armées qui d’après des informations puisées à bonne sources viendraient des pays voisins se sont spécialisées dans l’enlèvement des ressortissants camerounais et en particulier des jeunes dont les tranches d’âge varient entre 12 et 23 ans. Le dernier cas en date remonte à quelques jours dans la localité de Tourningal Hossérré situé dans l’arrondissement de Belel ou deux enfants de sexe masculin ont été pris en otages par des individus lourdement armée. Selon les informations recueillis auprès des habitants de Tourningal, «ces individus sont au nombre de six et parlent tous la langue arabe». L’on apprend aussi que ces assaillants se déplacent à dos de cheval le long de leur périple. Les deux jeunes enlevés étaient en pleine transhumance avec leurs bétails, lorsqu’ils sont tombés entre les mains des assaillants qui les ont par la suite, ligotés puis fouettés avant d’envoyer l’un des leurs informer les parents de la captivité de leurs enfants. Les preneurs d’otages conditionnent la libération de leurs otages par le paiement d’une rançon que notre informateur estime à plus de trois millions de Franc CFA.Lorsque nous allions sous presse, les informations en nos possessions faisaient état de ce que les deux enfants étaient toujours détenus. Plusieurs autres prises d’otages sont signalées dans les villages tels que lougéré, Mbang Rey tout comme dans le mayo Rey. Ces villages ont vu plusieurs de leurs enfants pris en otage par des inconnus qui leur demandent parfois d’énormes sacrifices. «Quand ils arrivent dans votre village, ils vous demandent de leur égorger un bœuf, puis ils vous dépouillent de toutes vos économies. S’ils ne sont pas satisfaits, ils emportent avec eux nos enfants jusqu’à ce que nous les versions des rançons» explique Aliou un octogénaire dont le village a été visité par l’une des multiples bandes armées qui sévissent dans les coins reculés de la région de l’Adamaoua. Il y a quelques jours un enfant a été retrouvé attaché à un arbre par des individus lourdement armée dans l’arrondissement de Nyambaka alors que d’après nos informations, un autre a échappé de justesse à une prise d’otage.

Nous suivre ►► Facebook   Twitter   Instagram   Youtube 

Face à cette recrudescence des prises d’otages, les populations des localités reculées sont plongées dans une panique générale. Certains ont même abandonnées leurs activités agro pastorales question d’éviter de rencontrer ces bandes armées qui sèment la terreur partout où ils passent. Sur l’identité probable de ces ravisseurs les avis sont divergents. D’aucuns pointent un doigt accusateur sur des rebelles tchadiens au regard de leur armement sophistiqué et de leur moyen de déplacement (chevaux). Pour d’autres personnes, ces bandes armées proviendraient de la République centrafricaine et plus précisément des rangs de la Séléka contre qui l’armée française a lancé une guerre sans merci depuis le début de l’opération Sangaris en RCA.

Le dispositif sécuritaire de la région a été accentué dans les zones reculées pour contrecarrer les assauts répétés de ces bandes armées.

DEWA ABOUBAKAR

Populaires cette semaine

To Top