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Maurice Kamto rend visite a Jean-Marc BIKOKO

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Selon le President du MRC, « on peut s’inquiéter de ce que le fait de parler d’alternance au Cameroun soit perçu comme un chiffon rouge que l’on agite devant un taureau ». Le Président du Mouvement Pour la Renaissance du Cameroun (MRC) a rendu visite au point focal de la Dynamique citoyenne, Jean-Marc Bikoko ainsi qu’aux autres membres du réseau en garde à vue administrative dans cette unité.                        

C’est  un visiteur pas comme les autres qui s’est présenté ce dimanche 20 septembre 2015 dans les locaux du Gmi n°1 de Yaoundé. Maurice Kamto, président du MRC, est venu rendre visite aux membres du Réseau Dynamique citoyenne en détention préventive dans cette unité depuis le 15 septembre 2015.

Le  journal le Jour dans son édition du lundi 21 septembre 2015, qui rapporte cette information, indique  que lorsque le président du MRC est entré dans la cellule de Jean Marc Bikoko, ce dernier était étalé sur son petit lit aménagé dans une chambre d’environ 3m2.

«Je constate que vos conditions de détention ne sont pas mauvaises et je suis venu vous apporter le soutien nécessaire au cours de cette épreuve», a laissé entendre le président du MRC.

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A propos de cette interpellation,  le professeur Kamto avouera toute sa surprise. « Si les faits sont ceux  qui nous ont été relatés, il n’y a pas raison d’en douter. on peut s’inquiéter de ce que le seul fait de parler de l’alternance au Cameroun soit perçu comme un chiffon rouge que l’on agite devant un taureau, parce que l’alternance est inscrite dans l’Adn de la démocratie. On doit toujours considérer cela comme une possibilité, ce n’est pas qu’elle soit automatique mais c’est une possibilité, c’est une probabilité dans certains cas. In ne me semble pas que ce soit un crime de l’envisager et d’en discuter », a-t-il précisé.

Le leader du MRC s’est également insurgé contre  la confusion dans l’utilisation des textes qui existent dans notre pays. « Il vous souviendra que lorsque l’on a adopté la loi sur le terrorisme, nous avons exprimé nos inquiétudes dus aux risques d’amalgame et surtout, de l’utilisation politicienne à laquelle elle pouvait donner lieu. Nous voici devant un exemple patent, puisque les intéressés sont en détention administrative depuis plusieurs jours. Il n y’a que dans l’hypothèse du grand banditisme et du terrorisme que les gens peuvent être détenus 15 jours renouvelables ».

Pour lui « il faut faire attention parce que ceux qui apparaissent comme les défenseurs de l’image de notre pays sont ceux qui ternissent, avec les marques indélébiles, l’image de notre pays ».

Béatrice Kazé

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