Economie

Marchés publics: Un comité renforce le pouvoir D’ABBA SADOU

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« Sale temps avenir pour des prestataires véreux », souligne une source en parlant d’une Note de service du Secrétariat des Services du Premier Ministre datant du 13 Mars 2015. Dans cette note, Louis Paul Motaze, Secrétaire général des services du Premier Ministre qui l’a signé, précise les contours de la décision de la plus haute hiérarchie du Cameroun ; le Chef de l’Etat. 

L’on se souvient encore comme si c’était hier d’une altercation le 20 Août 2014 entre le Ministre des Marchés Publics et son homologue des Travaux publics à l’Hôtel Hilton de Yaoundé. L’un se plaignant de la lenteur de l’autre à signer un contrat pour l’exécution d’un marché qui faisait s’impatienter le maitre d’ouvrage déjà installé dans la base vie pour entamer les travaux. Le conflit résultant d’un constat de surfacturation du contrat par le Ministre des Marchés Publics qui avait demandé à son homologue de revoir le coût du marché n’avait pas trouvé de l’autre côté l’envie patriotique de protéger les intérêts de la Nation. D’après des sources, le montant du marché étant de 241 milliards de Fcfa prenait en compte seulement 80 km de route soit la distance Yaoundé-Boumnyebel soit une consommation de plus de 3 milliards de Fcfa le Kilomètre.

S’insurgeant à toutes les strates d l’administration, le Ministre des Travaux Publics était allé jusqu’à solliciter l’arbitrage du Premier Ministre qui « possède » la Haute Autorité des Marchés Publics pour arbitrer en cas de besoin. Au finish malgré les exceptions constatées et présentées par la Ministre des Marchés Publics à tous les responsables de la République, rien n’y fera. Le scandaleux marché sera octroyé avec plusieurs incongruités à l’entreprise chinoise China First Highway Engineering Company (CFHEC).

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Aujourd’hui Presque les mêmes problèmes semblent vouloir rattraper le Minmap dans l’élaboration ou la réélaboration des contrats de marchés. Se plaignant depuis le début de l’année, les opérateurs économiques et les acteurs de la dépense du budget de l’Etat affirment sans ambages que la sous-consommation du budget est toujours due comme il y a quelques années à des goulots d’étranglement multiples. La création du MINMAP sensé venir accélérer l’exécution du BIP, à l’observation, aura plutôt diminué considérablement les vannes de corruption qui existaient dans l’exécution des marchés. Ce ministère névralgique à qui le rôle d’étudier les dossiers d’appels d’offres, d’élaborer les contrats entre l’Etat et les Entreprises, d’apposer des visas à des marchés de plus de 50 000 000 Fcfa, etc. et qui pour la plupart concernent la réalisation d’infrastructures de développement, ne pourrait que mieux se porter si les doublons de rôle, décrié lors d’un discours à la Nation du Chef de l’Etat, sont éliminés. D’où l’initiative de ce comité de travail initié par le Premier Ministre.

Selon plusieurs sources, si les entreprises Chinoises exerçant au Cameroun sont aujourd’hui considérées comme les premiers corrupteurs. Sans oublier que plusieurs prestataires se cachant derrière des prête-noms se font payer en partie des prestations qu’ils ne réalisent pas sur le terrain moyennant plusieurs prébendes à toutes les strates de l’administration, le rôle dévolu au Minmap se trouve ainsi tronquée par la multiplicité d’entourloupe visant à empêcher un contrôle stricte sur la qualité et l’opportunité de la dépense. Mais, toujours d’après nos sources, lorsqu’il faut faire une descente sur le terrain pour s’enquérir de l’effectivité des réalisations des marchés querellés ou ayant déjà bénéficiés des paiements, le plus souvent les contrôleurs du Ministère des marchés publics sont tellement mis sous pression et traités de tous les noms d’oiseaux que l’arbitrage de l’autorité des marchés publics logé à la Primature est sollicitée. Raison pour laquelle la lenteur dans l’exécution des marchés est dans la grande partie des cas constatée.

Les opérateurs véreux et très peu sérieux en filous patentés et maitrisant d’anciennes méthodes  de corruption pour s’enrichir n’ont pas encore réajustés leurs astuces. Ils se voient donc désormais en danger après la restitution programmée dans quelques jours du rapport de ce comité crée par Note de service qui a été chargé entre autre de réfléchir et trouver des solutions sur des procédures visant à alléger et permettant de réduire les délais de passation des marchés et des paiements.

Yannick Ebosse

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