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Marché Mokolo : Tsimi Evouna casse à nouveau

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Les agents de la Cuy ont rasé le secteur de fabrication des marmites mercredi dernier. Les commerçants du marché Mokolo à Yaoundé n’ont pas été surpris par la visite des agents de la communauté urbaine de Yaoundé (Cuy) le 10 février dernier.

A en croire un commerçant, l’information passait de bouche à oreille la veille. C’est au lieu-dit Bakassi, précisément au secteur de fabrication des marmites que le Bulldozer de la Cuy a terrassé commerces, magasins et maisons d’habitation. «Dans le marché, il n’ya pas des maisons d’habitation, encore moins des magasins construits par la Cuy», indique un agent de la Cuy. L’un des responsables de l’équipe de démolition rendue sur les lieux indique au sujet des maisons d’habitation démolies que «les propriétaires sont des autochtones qui ont été indemnisés par le défunt délégué du gouvernement André Fouda. Certains ont même vendu des lots qui leur avaient été attribués ailleurs». Sur les lieux des casses, l’on a remarqué une forte présence des agents de la police municipale, de la brigade d’intervention et d’appui de la Cuy, et de la sécurité du marché Mokolo. Ces derniers, en plus de l’uniforme de la police qu’ils arborent, se font remarquer par les machettes et matraques qu’ils tiennent à la main.

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 «27/01/2016,à détruire, Cuy, 24h», est l’indication marquée sur la totalité des bâtiments démolis et à démolir. «Les agents de la Cuy sont passés vers la fin du mois de janvier et nous ont promis qu’ils revenaient casser dans 24h. Mais, c’est après trois semaines qu’ils sont revenus», reconnait un commerçant. Malgré cet avertissement des agents de Gilbert Tsimi Evouna, le délégué du gouvernement auprès de la Cuy, la quasi-totalité des commerçants, tout comme les habitants, ne se sont pas gênés. Conséquence, c’est pendant les casses de mercredi que certains essayaient de sauver leurs marchandises. «Les Camerounais sont des Thomas. Ils veulent toujours voir avant de croire. Nous sommes passés les informer du fait que nous allions casser. Mais ils ne se sont pas dérangés. Aujourd’hui, certains perdent leurs marchandises dans les casses», indique un responsable de la communauté urbaine. Pendant les casses, des jeunes venus de Mokolo et de Tsinga Elobi se bousculent sur les lieux, afin de récupérer de vieilles tôles et autres matériels qu’ils revendront plus tard.

A en croire le chef d’équipe de démolition de la Cuy, l’espace terrassé par le bulldozer de la Cuy sera aussitôt aménagé. Des commerces y seront construits et attribués aux commerçants.

Josiane Afom

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