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Marche : La police saute sur des «sauveteurs» à Yaoundé

Image d'illustration marche Pacifique

Une dizaine de membres de l’Association nationale des opérateurs du secteur informel pour la lutte contre la pauvreté au Cameroun (Anosilp), déférés au parquet. Ils ont été interpellés par les agents du Commissariat du 2e arrondissement hier mardi 15 juillet 2014 alors qu’ils participaient à une marche pacifique de revendication de leurs droits.

Une dizaine de membres de l’Association nationale des opérateurs du secteur informel pour la lutte contre la pauvreté au Cameroun (Anosilp), déférés au parquet. Ils ont été interpellés par les agents du Commissariat du 2e arrondissement hier mardi 15 juillet 2014 alors qu’ils participaient à une marche pacifique de revendication de leurs droits. 

Sur la dizaine de personnes interpellées au marché Mokolo à Yaoundé par les éléments du commissariat du 2e arrondissement de la ville, le reporter n’a pu pour l’instant identifier que près de la moitié. A savoir : Yimga Moussa, président de l’Association nationale des opérateurs du secteur informel pour la lutte contre la pauvreté au Cameroun (Anosilp) et quelques collaborateurs (Ayum Sako, Ngono Obia Lucresse, Zogo Marie-Thérèse et Elouna Théodore). Il est environ 10h40mn lorsque le cortège de revendicateurs de l’Anosilp avec à sa tête son président quitte son siège sis à la bourse du travail de Messa, et s’ébranle en direction d’Etoudi. Notamment au palais de l’Unité où ils ont l’intention de « remettre nos préoccupations au président Paul Biya à qui nous réitérons notre soutien pour les mesures jusqu’ici prises pour maintenir notre pays dans la paix et la sécurité », indiquent les marcheurs dans un communiqué de presse distribué à cette occasion. 

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Marche pacifique

Le même document souligne plus haut que cette marche dite pacifique qui a pour objet de faire entendre la voix de l’Anosilp sur le climat social du secteur informel « constitue une réponse au silence du gouvernement face aux nombreuses préoccupations portées à son attention à travers de nombreuses correspondances qui sont restées jusqu’ici lettre morte ». En effet, selon les organisateurs de cette « marche pacifique de revendication », outre le problème du Pid/Pnead, programme de la coopération franco-camerounaise placé sous la tutelle du gouvernement camerounais qui, malheureusement –regrettent ils- par lequel plus de 12000 acteurs du secteur informel ont été victimes d’une escroquerie estimée à plus de 4 milliards de Fcfa ; les autres dossiers déposés sur la table du gouvernement concernent le manque d’un site de recasement pour les commerçants chassés des marchés de la capitale par la Communauté urbaine de Yaoundé avec au passage, la confiscation et destruction des marchandises évaluées à de centaines de millions de Fcfa ; le manque de financement pour des projets des opérateurs du secteur informel. 

Ils dénoncent en outre l’inflation (vie chère) ; les désagréments dus aux coupures intempestives d’eau et d’électricité… « Des problèmes et bien d’autres qui affectent le quotidien des acteurs du secteur informel et l’ensemble des citoyens ». La banderole et les pancartes brandies par les marcheurs reprennent l’essentiel de leurs revendications. Seulement, les contestataires seront happés par les forces de l’ordre quelque 500 mètres du point de départ de la marche. Soit aux encablures du commissariat du 2e arrondissement. Au moment où nous quittions le commissariat, l’on a appris que le sous-préfet de cet arrondissement avait effectué une descente sur les lieux. Nous allions sous presse quand nous avons appris que les personnes interpellées ont été déférées au parquet pour « Trouble à l’ordre public ».

© Nadège Christelle BOWA | Le Messager

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