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Apres un courageux combat contre la maladie, Anne Marie Nzié est morte !

Anne-Marie-Nzié

La triste nouvelle a été annoncée dans «CRTV-Dernière», le journal télévisé de minuit sur la télévision nationale publique. Victime d’une rumeur de mort à deux reprises, les 26 décembre 2013 et 10 mai 2016, la célèbre artiste Anne Marie Nzié est véritablement décédée dans la nuit d’hier à ce mercredi 25 mai 2016. La triste nouvelle a été annoncée dans «CRTV-Dernière», le journal télévisé de minuit sur la télévision nationale publique. La CRTV Radio a aussi annoncé le décès de la «Voix d’or» de la musique camerounaise dans son dernier journal parlé de minuit, en accompagnant cette mauvaise nouvelle  de quelques extraits des tubes à succès de l’illustre disparue.

Anne Marie Nzié a rendu l’âme dans les locaux de l’hôpital central de Yaoundé âpres un long et courageux combat contre la maladie. Son état de santé devenu très critique, l’auteur de la chanson à succès « Liberté » avait été admise en urgence le 8 mai 2016 dans cette formation hospitalière de la capitale politique. Elle n’a pas survécu au mal qui l’a fait souffrir pendant de nombreuses années.
L’icône de la chanson camerounaise, mondialement connue, quitte ce monde à l’âge de 84 ans. Elle laisse une grande famille et de nombreux mélomanes orphelins.  Elle va retrouver à l’au-delà,  le grand guitariste Cromwell Ndzié, son frère ainé qui l’a initiée à la musique et le journaliste David Ndachi Tagne auteur de « Anne Marie Nzié, secrets d’or » un livre consacré à la défunte et publié en 1990. «Vers l’âge de 12 ans, je suis tombée d’un arbre. Ça m’a valu quinze ans à l’hôpital, à cause d’un pied mal soigné. Mon frère aîné me tenait compagnie en jouant de la guitare… Ma chanson qui a duré le plus longtemps fut Liberté où je chantais: « Dieu nous a sauvés/ll s’est sacrifié pour nous/Aujourd’hui on souffre moins. Le texte correspondait à une époque où les pays africains devenaient indépendants, la chanson était perçue comme rebelle… Aujourd’hui, la relève est faible, les anciens disparaissent. Amour, tristesse, joie sont mes thèmes habituels. J’écris d’abord les mots et je cherche la voix qui va avec. Je coupe après. Je souffre depuis qu’on m’a volé mon magnéto. J’interprète aussi le bolobo, musique de danse avec des claquements de mains. Je suis la maman du bikutsi» confiait le 29 mai 1998, Anne Marie Nzié à nos confrères du journal français Libération.

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