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Malabo paralysé après l’élimination de la Guinée Equatoriale

Malabo-Guinee Equatoriale-CAN2015-Ghana

Après l’incident survenu au cours du match Guinée Equatoriale-Ghana (0-3) comptant pour les demi-finales de la Coupe d’ Afrique des Nations 2015, le calme est revenu dans le stade mais les conséquences de ces violences continuent de se faire ressentir dans les quartiers de Malabo.

D’après des habitants de la capitale équato-guinéenne, la  ville est paralysée depuis jeudi soir. La plupart des commerces sont restés fermés ce vendredi 6 février 2015.

« Rien ne marche, il y a eu les casses, personne ne sort. Après le match, chacun cherchait la route de sa maison, la police raflait les jeunes sans distinction », indique un camerounais qui est resté cloitré dans sa maison durant toute la journée.

D’après des sources sur place, deux ghanéens auraient été tués dans la nuit par des supporters du pays organisateur qui les ont pris pour cibles après le match. « Un s’est fait agresser non loin de l’entrée de ma maison. Il a été ligoté et le matin, on l’a trouvé décédé », raconte un habitant du centre ville. Un autre mort aurait été enregistré à « Caracolas », quartier situé non loin de l’ambassade du Ghana dans ce pays.

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Comme les joueurs guinéens qui se sont exprimés après ces incidents regrettables, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, président de la République équato-guinéenne serait très déçu par ces évènements qui ternissent l’image de son pays. D’après les informations provenant de Malabo, c’est lui qui aurait donné le feu vert pour la rafle effectuée jeudi soir dans la ville. Une opération qui concernait à la fois les guinéens et les étrangers. Ce vendredi, le pays a été condamné par la Confédération Africaine de Football à 100 000 dollars d’amende pour les incidents survenus au cours de cette rencontre.

Selon l’instance faitière du football africain, les violences du Stade de Malabo ont fait 34 blessés, dont 14 ont été transférés vers des hôpitaux pour des examens complémentaires. « Un cas nécessite un suivi approfondi », indique la CAF. Si des incidents similaires se produisaient samedi lors du match pour la troisième place, un match à huis clos sera automatiquement infligé au pays organisateur, ajoute-t-on.

Wiliam Tchango

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