Société

Lutte contre le terrorisme : La responsabilité des médias

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Le vice-président du Conseil national de la communication (Cnc), Peter Essoka, exhorte les professionnels des médias à plus de retenue dans le traitement de l’information, relativement à la situation sécuritaire qui prévaut au Cameroun à l’heure actuelle. Selon ce communiqué «les médias, dans leur triple rôle d’informer, d’éduquer et d’assurer la cohésion sociale, devraient soutenir les valeurs républicaines incontestables, l’unité et la solidarité nationale notamment, ainsi que la protection de l’intégrité territoriale de la nation».

Cette sortie du Cnc se présente comme une réaction à la sortie d’un article sur la santé du Président de la république, dans le journal en ligne «Le Monde Afrique». Peter Essoka fait savoir aux hommes de médias que «la récurrence de certains gros titres dans les journaux qui, s’appuient sur des allégations non prouvées de certains médias étrangers, constituent des accusations et insinuations graves généralement non vérifiées contre des citoyens», de même que «publier ce contenu qui est manifestement douteux et offensant, est susceptible de contrevenir au bon fonctionnement des institutions républicaines.»

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Le Conseil national de la communication s’érige en pédagogue du patriotisme, et met en avant, la situation sécuritaire du pays. Les journalistes sont renvoyés à leur code de déontologie, telles qu’édicté dans le décret du 24 septembre 1992, et qui entre autre dispose «qu’il est interdit aux journalistes de publier toute information provenant d’une source étrangère qui viole l’intérêt national». La démarche se veut didactique, tout en revêtant un caractère presque chauviniste. Ainsi le vice-président du Cnc, dont la sortie se départie difficilement de l’actualité sur l’article du Monde, entend ainsi mettre en garde la corporation des journalistes et des hommes de médias du triangle national, dans la responsabilité qui est la leur.

Reporter sans frontière (RSF), dans son classement 2015, a fait reculer le Cameroun de deux places. Passant ainsi de la 131ème à la 133ème place. Il fait noter qu’en 2013, le pays avait reculé de 10 places. Il est opportun, au lieu de dicter aux médias et aux hommes de médias, un comportement professionnel, de leur donner les moyens, et surtout la possibilité de l’accès à l’information.

L’information institutionnelle au Cameroun cesserait d’être ce mythe auquel sont confrontés tous ceux qui veulent y accéder. Une publication comme celle du monde trouverait à coup sûr, de la matière et du répondant. Non pas de la part des officiels, mais de la part des médias et des hommes de médias.

© Mutations : GEORGES PARFAIT OWOUNDI

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