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Lutte contre Boko Haram: Un chef traditionnel et ses notables interpellés dans le Logone et Chari

Fotokol-Boko-Haram - Cameroun-Mayo-Sava-libération

L’information est rapportée par l’Œil du Sahel dans sa livraison du 25 janvier 2016. Quatre jours plutôt, informe le journal, des éléments du 41è Bataillon d’infanterie motorisée (BIM) ont arrêté Brahim Djakari,chef de canton de Kalakafra dans le Logone et Chari. Avec lui, deux de ses notables. « Les militaires ont également mis la main sur le petit frère du chef, le nommé Seini Djafara, qui occupe le rang de premier notable; de même que sur Boukar Abakaka, le deuxième notable dans l’ordre protocolaire », peut-on lire. 

Le bihebdomadaire réputé pour la crédibilité de ses informations liées à la menace Boko Haram, mentionne le témoignage d’un officier supérieur de l’armée qui s’exprime sous couvert d’anonymat : «Nous disposons d’indices suffisants laissant croire qu’ils mènent des activités subversives. Les enquêtes vont être diligentées pour déterminer les rôles de tout un chacun», dit-il.

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Ces arrestations vont des gorges chaudes dans la zone. Même si elles ne le disent pas officiellement, des autorités traditionnelles n’apprécient que très modérément l’acte. «Nous sommes victimes d’une punition collective. Chaque fois que Boko Haram opère dans votre zone, vous devenez de facto un suspect alors que même des membres des forces de défense et de sécurité ont déjà été arrêtés pour des faits de collusion avec cette secte terroriste. Il y a des brebis galeuses partout, y compris dans nos rangs, mais negénéralisons pas», regrette un chef traditionnel du Mayo-Sava, approché par le journal.

Plus pondéré, un autre fils du canton fait confiance à l’armée.  «Il est difficile de se prononcer sur les activités des uns et des autres dans cette affaire de Boko Haram. S’ils ont été arrêtés, c’est que les autorités disposent certainement d’un faisceau d’éléments à charge, car notre canton est stratégiquement bien situé pour la secte», indique-t-il.

L’Œil du Sahel rappelle à la suite de cette réaction que « le chef de Kalakafra n’est pas la première autorité traditionnelle à tomber dans les griffes des militaires depuis que le Cameroun mène la guerre contre Boko Haram. Plusieurs d’entre eux croupissent derrière les barreaux pour s’être entichés avec la secte terroriste ».

Jean-Marie Nkoussa

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