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Lutte contre Boko Haram: Ngaoundéré sur le qui-vive

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Les mesures de sécurité ont été renforcées dans le chef-lieu de la région de l’Adamaoua pour prévenir contre d’éventuelles attaques du groupe terroriste. La ville de Ngaoundéré n’a pas encore été frappée par les attaques du groupe terroriste ex-Boko Haram devenu Etat islamique en Afrique de l’Ouest. Mais les autorités du chef-lieu de la région de l’Adamaoua savent qu’une attaque pourrait intervenir à tout moment. Raison pour laquelle ils ont mis en place une batterie de mesures pour prévenir autant qu’ils le peuvent d’éventuels attentats terroristes.

Un reporter de La Nouvelle Expression (LNE) a, à cet effet, effectué le tour de la métropole. Dans son édition du mercredi 7 octobre 2010, le journal informe à ce sujet que «la gare ferroviaire de Ngaoundéréest sur les dents ce dimanche 04 octobre 2015. Non pas en raison des contrôles à chaque entrée et sortie mais parce qu’une centaine de jeunes militaires s’y trouvent. Arme au poing, lunette de soleil pour certains, gants ou cigarettes à la main pour d’autres, ils se tiennent au centre de la gare devisant calmement».

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Si par la suite LNE précise que ces soldats, des éléments du Bataillon d’Intervention Rapide (BIR) se rendaient à Maroua à l’Extrême-nord, le quotidien privé ne manque cependant pas de noter que la sécurité a été renforcée autour de la gare de Ngaoundéré. «Une mesure de sécurité entoure bien le lieu et a pour objectif de filtrer et contrôler les entrées. Il s’agit d’agents de sécurité armé de détecteurs de métaux. Aidés d’une barrière qui canalise les mouvements, ils soumettent les usagers à un contrôle plus ou moins minutieux», rapporte LNE.

L’autre mesure de sécurité, c’est le couvre feu. Une mesure qui concerne aussi bien la circulation des motos que l’ouverture des débits de boissons. LNE écrit «la circulation de ces engins à deux roues après 22 heures est interdite dans la ville de Ngaoundéré. Des patrouilles à bord de pick-up sillonnent la ville à l’affût notamment des contrevenants. Ces derniers (en cas de contravention) sont arrêtés tandis  que leurs véhicules sont envoyés en fourrière. Ce couvre-feu concerne également les bars, snacks et boites de nuit qui doivent fermer entre 24 heures et 2 heures du matin».

Des mesures qui entrainent parfois chez la population des grincements de dents mais qui ont l’avantage de réduire au maximum, les risques d’attentats terroristes.

Jean-Marie Nkoussa

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