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Lutte contre Boko Haram: Maurice Kamto demande les auditions de Cavaye Yéguié et Eyebe Ayissi

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Le président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), se dit surpris qu’à la suite des propos tenus par ces hautes personnalités au sujet d’un supposé « Boko Haram camerounais », ces dernier n’aient subi aucune interrogation.

Maurice Kamto était face à la presse camerounaise mercredi dernier, dans le cadre du «Café politique», une activité du Club des journalistes politiques du Cameroun. L’occasion a été donnée au leader de l’un des plus jeune parti politique camerounais de s’étendre sur plusieurs questions qui rythment la vie politique au Cameroun. L’une des articulations de l’échange avec la presse a été la situation sécuritaire que vit le Cameroun, du fait des attentats perpétrés par les membres de la secte Boko Haram.
Cette question a particulièrement été reprise par le journal L’œil du Sahel, qui en fait échos dans son édition du vendredi 25 septembre. Le journal relate que pour Maurice Kamto, «les théories du complot fleurissent généralement dans les situations de crise. Et nous sommes à l’évidence dans un contexte de crise au Cameroun». Une déclaration qui fait référence à une thèse qui voit dans la présence des adeptes de Boko Haram sur le territoire national, le déploiement d’une rébellion en quête de la déstabilisation du régime de Yaoundé.
«En revanche, ce qui doit nous interpeller, a-t-il poursuivi, ce sont les propos de très hauts responsables de notre pays». Le président du Mrc se dit « surpris, étonné que depuis lors  rien ne se soit passé. C’est-à-dire, qu’on n’ait jamais interrogé ces personnes». Ce d’autant qu’ «on peut imaginer raisonnablement que lorsqu’un président de l’Assemblée nationale déclare que Boko Haram est parmi nous, il a quelques indices (…). On peut imaginer que lorsqu’un ministre en fonction, participant  à l’action gouvernementale parle de complot qu’aurait ourdi certains Camerounais avec pour dessein de prendre le pouvoir, qu’il ait des éléments».

Maurice Kamto fait ainsi allusion – sans les nommer – au président de l’Assemblée nationale, Cavaye Yéguié Djribril, qui a toujours indiqué que «l’ennemi est parmi nous». Mais également, au ministre délégué à la présidence de la République chargé du Contrôle supérieur de l’Etat, Henri Eyebe Ayissi, qui, lors d’un meeting à Obala, avait traité les ressortissants du Grand-Nord d’intelligence avec Boko Haram. Le leader du Mrc indique que «tout cela était  suffisant, à mon sens, pour qu’on les interroge au moins. Pas les interpeller, parce que tout ceci plonge les Camerounais dans la perplexité».

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Onana N. Aaron

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