Features

Lutte contre Boko Haram :L’appel de la patrie

Paul-Biya-cameroun-président-forces-chef de l’Etat-marabout

En quittant le Cameroun pour prendre part au premier sommet Afrique-Etats-Unis d’Amérique qui s’est tenu les 5 et 6 août derniers, le chef de l’Etat avait choisi de s’adresser à ses compatriotes à travers une déclaration faite à la presse nationale. Cette sortie de Paul Biya intervenait ainsi quelques jours seulement après les événements tragiques de Kolofata du 27 juillet 2014, au cours desquels une attaque des éléments de la secte islamiste Boko Haram avait fait plus d’une dizaine de morts et autant de personnes enlevées.

Le chef de l’Etat, tout en redisant sa détermination à éradiquer totalement ce phénomène, entendait surtout mobiliser ses compatriotes autour de cette question. Comme chef de l’Etat et chef des Armées, Paul Biya s’était voulu clair. Durant son histoire, le Cameroun avait déjà eu à faire face à de nombreux défis. Il est donc point question de reculer devant les éléments de la secte Boko Haram. Au rang des conflits auquels le Cameroun avait déjà été confronté par le passé, le président de la République s’était alors fait fort de rappeler le cas de Bakassi, et la lutte contre le maquis à laquelle notre pays avait dû faire face au sortir de son indépendance pour asseoir véritablement sa stature d’Etat. Des étapes durant lesquelles, sans distinction de religion, de région ou de culture, les Camerounais avaient dû faire front.

En s’adressant à ses compatriotes avant de s’envoler pour les Etats-Unis d’Amérique au début du mois en cours, Paul Biya qui s’était bien gardé de citer quelque région que ce soit, avait voulu faire comprendre aux uns et autres que la lutte contre la secte islamiste Boko Haram est une affaire de tous les Camerounais, sans distinction aucune. Bien plus, il entendait ainsi appeler à une union sacrée autour des forces de défense et de sécurité qui sont actuellement engagées sur le terrain pour faire face à cet ennemi d’un autre genre. A la suite de cet appel du président de la République, on peut relever pour la saluer, la mobilisation qui est actuellement celle de la Nation camerounaise autour de la lutte contre Boko Haram.

Nous suivre ►► Facebook   Twitter   Instagram   Youtube 

Dans les autres régions du Cameroun, et comme on l’avait déjà fait pour le cas de Bakassi, on a compris que la lutte contre cette hydre n’est pas qu’une affaire de Camerounais de la partie septentrionale du pays. Les Camerounais du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest font désormais bloc autour de leur chef pour faire face à la menace actuelle. On peut ainsi relever, pour la saluer, l’initiative prise il y a quelques jours par le bureau exécutif du Conseil national de la Jeunesse du Cameroun (CNJC) qui a choisi de monter au créneau pour sensibiliser les jeunes des trois régions septentrionales du pays sur la nécessité et le bien-fondé de mettre à la disposition des forces de défense et de sécurité et des autorités administratives, l’information nécessaire et juste.

De même que l’on ne peut s’empêcher de louer la tournée de sensibilisation bouclée par Yaoundé il y a deux semaines, de l’Association des chefs traditionnels de la région du Centre. Une initiative à travers laquelle, le bureau conduit par Guy Tsala Ndzomo entendait sensibiliser l’autorité traditionnelle de la région sur la nécessité d’une veille qui devrait permettre que cette région, au regard de sa sensibilité, ne puisse servir de base arrière à quelque illuminé que ce soit. Comment ne pas souligner également ici l’initiative de l’élite de la région de l’Ouest, sous la conduite de Marcel Niat Njifenji, président du Sénat ou de celle du Nord-Ouest qui ont résolument enfourché le cheval de la sensibilisation pour faire comprendre aux populations de ces régions, la nécessité d’une veille permanente. Des initiatives sont venues des autres régions du Cameroun. Avec le même but : sensibiliser les Camerounais sur le fait que la guerre contre Boko Haram est une cause nationale. Connu pour sa pondération, tant dans le propos que dans les actes, le chef de l’Etat a, le 17 mai dernier au cours du Sommet de Paris sur la sécurité au Nigeria, déclaré la guerre à Boko Haram. Le 14 août dernier et en fin stratège, Paul Biya a procédé à une réorganisation du dispositif sécuritaire dans la partie septentrionale. Ceci, afin de donner une nouvelle impulsion et garantir une efficacité plus accrue de nos forces de défense à la guerre contre la secte islamiste Boko Haram. Une guerre dans laquelle chacun d’entre nous doit, à son niveau, pouvoir contribuer à faire gagner par le Cameroun dont la priorité de l’heure reste le développement économique.


Jean Francis BELIBI | Cameroon-tribune

Populaires cette semaine

To Top