Features

L’Unesco adoube définitivement le prix d’Obiang Nguema

unesco-obiang Nguema-cameroun

C’est la deuxième fois que ce prix est remis à des chercheurs qui se voient attribuer pour chacun la somme de 100.000 dollars (500 millions FCFA) pour leurs travaux. Cette année, les deux autres bénéficiaires de cette récompense sont le professeur iranien Hossein Baharvand, spécialisé dans la recherche sur les cellules souches embryonnaires humaines (CSEh), et l’universitaire et chercheur burkinabé, le Dr André Bationo, expert en chimie des sols et en- gestion des ressources naturelles, déjà récompensé en janvier 2014 par le prix Kwamé Nkrumah pour la recherche scientifique, décerné par l’Union Africaine.

Le professeur Baharvand, chef de l’Institut universitaire Royan de Biologie du développement et de biologie cellulaire, a mis au point en Iran en 2003 les premières cellules souches «pluripotentes» (qui peuvent reproduire n’importe quelle cellule du corps humain) à partir de ses recherches sur des souris et sur des cellules humaines. Ses travaux ont conduit à de nombreuses applications en médecine régénérative. Pour sa part, André Bationo est le président de « Action for Integrated Development » qui a contribué à améliorer l’agriculture en Afrique grâce à la recherche fondamentale et appliquée relative à la gestion de la fertilité des sols.

La cérémonie de remise de ce Prix Unesco-Guinée équatoriale, jadis si controversé, aura lieu le 15 septembre prochain à la Salle des Conférences de Sipopo, et chaque lauréat recevra également un diplôme et une statuette de l’artiste Leandro Mbomio Nsue. En outre, en marge de la cérémonie, se tiendra une table-ronde sur la gestion de l’épidémie d’Ebola et ses implications transfrontalières, sur le VIH-sida en Afrique et sur le potentiel d’intégration dans les pratiques de santé publique de la pharmacopée traditionnelle africaine.

La Directrice générale de l’Unesco, Irina Bokova, qui a annoncé les noms des trois lauréats, était venue à Malabo en juillet 2014 pour y rencontrer Agapito Mba Mokuy, ministre équato-guinéen des Affaires étrangères, afin de décider avec lui les détails de cette cérémonie officielle. Elle a déclaré en outre que cette récompense «était en accord» avec les objectifs de l’Organisation qui cherche à promouvoir la recherche, la formation scientifigue et l’innovation. Elle a également précisé que les trois chercheurs ont été désignés par un jury composé d’éminents scientifiques indépendants.

Nous suivre ►► Facebook   Twitter   Instagram   Youtube 

Le Burkinabé André Bationo, retenu cette année est spécialisé en chimie et en fertilité du sol. «Son travail a permis d’améliorer les techniques pour la production agricole en Afrique», affirme l’Unesco. Le professeur Hossein Baharvand d’Iran est quant à lui spécialisé dans les cellules souches et en biologie du développement. Ses travaux, relève l’Unesco, ont contribué à développer de nombreuses et nouvelles applications dans la médecine régénératrice. Enfin, L’Institut de médecine tropicale von Humboldt (IMT), de l’université Cayetano Heredia, du Pérou «a réalisé un travail de haute qualité, qui a contribué au contrôle des maladies telles que la tuberculose, la malaria, la leishmaniose, la leptospirose et le VIH/ SIDA, entre autres», renseigne l’institution internationale des Nations-Unies.

L’Institut von Humboldt a été fondé en 1968 pour promouvoir la prévention et la recherche sur les maladies tropicales les plus répandues au Pérou. Ses importants travaux de recherche ont contribué à combattre des maladies telles que la tuberculose, le paludisme, la leishmaniose, la leptospirose et le VIH-sida, entre autres.

Le prix, Unesco-Guinée Equatoriale est financé par le chef de l’Etat Obiang Nguema Mbasogo. Depuis son lancement en 2012, il s’est donné pour objectif de récompenser les projets et les activités des personnes, des institutions, d’autres entités ou organisations non gouvernementales, pour la recherche scientifique en sciences de la vie, dans le but d’améliorer la qualité de vie humaine. Le Prix international Unesco-Guinée équatoriale a été proposé par le président Teodoro Obiang Nguema lui-même à la Conférence générale de l’Unesco en octobre 2007. Après une longue controverse, il a été finalement décerné une première fois, en juillet 2012, à trois scientifiques œuvrant dans des pays en voie de développement Rossana Arroyo (Mexique); Felix Dapare (Afrique du sud) et Maged AlSherbiny (Egypte).

© Sylvain Andzongo | Repères

Populaires cette semaine

To Top