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Livraison incertaine du barrage hydroélectrique de Memve’ele en 2017

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En six mois, le taux d’exécution global des travaux de 75% n’a pas évolué. Le barrage hydroélectrique de Memve’ele doit être livré en 2017. Or, à ce jour, le taux global d’exécution des travaux est toujours de 75%. Un semestre après l’annonce de ce même taux de réalisation, en juillet 2015. L’inquiétude sur la livraison du chantier dans les délais plane donc. Cette inquiétude a d’ailleurs été exprimée mardi, 19 janvier 2016 à Ebolowa, par le gouverneur de la région du Sud, Félix Nguélé Nguélé.

C’était au cours des travaux de la deuxième session du comité de pilotage du Pasem (Programme d’accompagnement socio-économique de Memve’ele). Au cours de ces assises, Félix Nguélé Nguélé a rappelé les délais de livraison du barrage hydroélectrique de Memve’ele, à savoir 2017, et son taux global de réalisation, actuellement de 75%. Un taux d’exécution qui n’a pas beaucoup évolué entre temps, puisque depuis juillet 2015, c’est le même taux d’exécution global de 75% qui est avancé par les responsables de ce projet hydroélectrique.

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Si l’on s’en tient donc au taux d’exécution rendu public mardi dernier par le gouverneur de la région du Sud, l’on peut constater que les travaux de construction du barrage hydroélectrique de Memve’ele piétinent depuis un semestre. Par ailleurs lundi, 23 février 2015 à Nyabizan, Dieudonné Bisso, chef du projet de l’aménagement hydroélectrique de Memve’ele annonçait la mise en service de la première unité de production d’électricité du barrage hydroélectrique de Memve’ele avant la fin de l’année 2015. C’était au cours de la deuxième dérivation du fleuve Ntem sur le site de construction de l’aménagement hydroélectrique.

La ville d’Ebolowa devant être servie en priorité. La capitale régionale du Sud devrait en effet, bénéficier de 50 Mégawatts (Mw) en provenance de Memve’ele, pour faire face à la forte demande en énergie dans la ville. Le moins que l’on puisse dire est que l’engouement suscité par l’annonce du chef de projet est très vite retombé et la ville d’Ebolowa croupit toujours dans l’enfer des délestages et coupures intempestives de l’énergie électrique.

Pour l’année qui s’achève, en attendant toujours la production de son premier kilowatt, Dieudonné Bisso peut tout au plus se contenter d’une légère avancée. Il s’agit de l’installation des quatre conduites forcées, gigantesques tubes métalliques d’une cinquantaine de mètres, placés en inclinaison le long de la dénivelée crée par l’excavation de la roche à l’endroit où est construit l’usine.

Jérôme Essian

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