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Littérature :« la tragédie des lions indomptables » de Jean Bruno Tagne

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Le livre qui est déjà en vente dans divers points du Cameroun aurait été en partie commandité et même financé par la Fédération camerounaise de football qui est très légèrement égratignée dans l’ouvrage, alors que d’autres acteurs sont bassement vilipendés.

Après « programmés pour échouer » paru en 2010, Jean Bruno Tagne revient cette fois-ci avec « La tragédie des Lions indomptables ». Un livre autour duquel il est fait moins de tapage médiatique que pour le premier, mais qui n’en reste pas moins une ouvrage qui va faire couler beaucoup d’encre et de salive de par les nombreuses ragots et informations erronées qui y sont mentionnés.

A la lecture de cet ouvrage, on ressent une sorte de haine viscérale pour certains acteurs du football, en même temps qu’une compassion étrange pour d’autres, principalement la Fécafoot. Et en discutant avec un administrateur de la Fédération camerounaise de football très proche du Sg et du Président du Comité de normalisation de la Fécafoot, l’on comprend que cet ouvrage n’est pas totalement né de l’imagination du journaliste. « Est-ce que quelqu’un de chez nous peut parler ? Nous avons un devoir de réserve. On a donc donné quelques biscuits et des angles d’approche à Tagne pour son livre et je sais aussi qu’on l’a motivé financièrement pour qu’il se concentre à l’écriture de son bouquin », nous a confié cet administrateur.

Du coup, les choses sont apparues plus claires. L’auteur du livre a été amené au Brésil alors que depuis plusieurs années, il n’est en rien concerné par le Sport au quotidien Le Jour. Ateba Biwolé et Achille Chountsa qui meublent au quotidien les pages sport du journal de Haman Mana ont été laissés à quai. Jean Bruno Tagné a été logé et nourri pendant une quinzaine de jours à l’hôtel Comfort de Victoria en compagnie des administrateurs de la Fécafoot tels qu’Emile Onambélé Zibi, Boubakary Bello, Luc Assamba, Pierre Batamak, Michel Wamba et bien d’autres.

Sur place au Brésil, le journaliste a reçu 700 euros (officiels) de la Fécafoot comme argent de poche et un peu plus de 250 dollars du Ministère des Sports et de l’Education physique), en plus des « mains levées » données par certains membres de la délégation qui avaient sa sympathie, notamment Benoît Assam, Boubakary Bello et Soleil Nyassa. Pour le voyage retour, il a même été le seul journaliste à voyager en business class. Rien que ça !

Frileux à souhait, c’est ce même Jean Bruno Tagné qui, une fois revenu au Cameroun, a appelé des journalistes restés au Brésil, via le téléphone de Soleil Nyassa, pour leur demander de ne pas le mentionner dans leur « bilan de la Coupe du Monde » car en sa qualité de membre du Conseil national de la Communication, il serait mal venu que son nom apparaisse dans des affaires d’argent, d’utilisation de prostituées et de prise en charge en pension complète par la Fécafoot. Doléance légitime pour quelqu’un qui cherche absolument à maintenir une image d’«homme propre », donneur de leçons et qui au final, n’est pas mieux que la plupart de ses confrères qu’il aime appeler « chasseurs de primes en république villageoise ».

Et donc, au final, quel crédit accorder à cet ouvrage écrit par un écrivain ( ?!?) embarqué qui fait subtilement la part belle à la Fécafoot de qui il a également reçu, comme certains autres, un peu plus de 800 000 FCFA pour la CAN « GUINEE EQUATORIALE 2015 » où il n’a même pas daigné se rendre ? Vivement la cérémonie de dédicace du livre où de nombreuses questions ne manqueront pas d’être posées au journaliste-écrivain.

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Joël Atanga

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