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Liberté de la presse : Le Cameroun perd 2 places

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Reporters sans frontières a publié ce 12 février 2015 son classement annuel sur l’état de la liberté de la presse dans le monde. Le Cameroun passe de la 131è à la 133è place mondiale. Ce n’est pas la chute la plus importante du classement 2015 de Reporters sans frontières. L’organisme international a publié ce jeudi son rapport sur la l’état de la liberté de la presse dans le monde.

Le Cameroun, 131è en 2014, est désormais 133è. Une petite dégringolade à côté de l’année dernière où le pays avait perdu 10 rangs par rapport à 2013. Ce recul bien que léger, Rsf l’impute aux multiples restrictions auxquelles ont fait face les journalistes dans l’exercice de leurs fonctions au cours des 12 derniers mois. A titre d’exemple, Rsf cite la loi portant répression des actes terroristes, promulguée par le président de la République fin décembre 2014 après l’adoption par le parlement.

Juste avant la promulgation de la loi, l’organisme avait fait une sortie dans laquelle elle notait que « Le Cameroun est en train de se doter d’une loi anti-terroriste dont de nombreuses provisions font craindre une application sans nuance du texte et des conséquences néfastes pour la liberté de l’information ». Et de fait, exhortait « le président Paul Biya à ne pas ratifier cette loi ». Peine perdue puisque la loi est déjà en vigueur. Reporters sans frontières mentionne également l’affaire des journalistes poursuivi par la justice militaire.

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Voici ce qui est écrit à ce propos. « Le Cameroun ne semble pas avoir attendu le passage de cette loi pour durcir son attitude envers les journalistes. En effet, deux journalistes, Félix Cyriaque Ebole Bola et Rodrigue Tongue, des quotidiens Mutations et Le Messager sont depuis le 28 octobre poursuivis devant une juridiction militaire pour “non dénonciation” de faits susceptibles d’atteindre à la sûreté de l’Etat, après avoir contacté la police pour vérifier des sources à propos d’un article qu’ils ont fini par ne pas publier.

Empêchés de travailler, ils sont contraints de pointer à la police chaque semaine et interdits de toutes communications avec la presse nationale ou internationale ». Il est important de noter que depuis quelques jours, ces confrères peuvent à nouveau exercer. Mais les poursuites ne sont pas abandonnées. Enfin, Rsf parle des cas d’emprisonnement de 2 journalistes. Amungwa Tanyi Nicodemus et Zacharie Ndiomo qui sont « derrière les barreaux pour des offenses en lien avec leur profession, respectivement depuis près de neuf et deux mois », écrit l’organisme. Un point positif tout de même, Rsf souligne qu’en 2014, aucun journaliste n’a été tué dans le pays de Paul Biya.

Via Jean Marie NKOUSSA

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