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L’hôpital Laquintinie échappe de justesse à une catastrophe

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Un foyer d’incendie engendré par l’explosion de la boîte de dérivation de la maternité a semé la panique dans la nuit de mardi 11 à mercredi 12 août 2015 au département de Gynéco-obstétrique L’hôpital Laquintinie.

«Les gens courraient dans les tous les sens. Les malades, garde-malades et même les infirmiers de garde. Les bruits étaient très forts. Les gens croyaient qu’il s’agissait d’une détonation de bombe. Certains pensaient qu’il s’agissait même de Boko Haram. Cette peur a engendré une panique générale», témoigne Hermine Essomé, une garde malade.

A sa suite, une infirmière confie sous anonymat : «même les malades ont décampé. Nous étions surpris de voir certains de nos patients tenir debout». Pourtant, loin d’être un explosif, comme le croyait la majorité des personnes présentes sur les lieux, le bruit provenait plutôt d’une boîte de dérivation qui a pris feu.

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L’incident s’est produit dans la nuit de mardi 11 au mercredi 12 août 2015, aux environs d’une heure au département de Gynéco-obstétrique de la maternité, déclare un témoin. Au niveau du pavillon de la maternité B et E. Les restes de cette boîte, noircis par les flammes sont encore visibles à l’entrée de la salle de soin et de garde ainsi que le bureau du Major du pavillon. Cette boîte relie en effet les fils du tableau électrique aux appareils de ces pavillons. Les origines de ce drame restent encore inconnues. Certaines sources penchent pour un court-circuit provoqué par la vieillesse de l’appareil. Une enquête est ouverte afin de déterminer les causes exactes. La propagation des flammes a été circonscrite grâce à la mobilisation des garde-malades et l’arrivée rapide des sapeurs pompiers.

Cependant quelques dégâts ont été enregistrés, des documents perdus et des blouses abimées. L’incident a privé ce secteur d’énergie électrique pendant de longues heures. Par conséquent, Les patients ont été conduits dans les autres pavillons de la maternité. Mercredi 12 août 2015 pendant le reportage, les pavillons B et E étaient toujours dans le noir. Le département avait retrouvé son calme. Les médecins vaquaient normalement à leur occupation. Toutefois, la tragédie est restée dans les mémoires, les esprits et fait l’objet des conversations. On en rit finalement en pensant de la débandade observée. Plus de peur que de mal.

Marie Louise MAMGUE

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