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Les relations entre la France et cameroun ont 46 ans

Cameroun-PAUL-BIYA-François-Hollande-FRANCE

Entre 1969-2015, elles ont permis à l’actuel président de la république du Cameroun d’approcher les locataires des champs Elysées avec des statuts différents au sein de son gouvernement.

Dans un contexte de durs soupçons sur une déstabilisation du régime de Yaoundé, il est tout de même à remarquer que le chef de l’Etat camerounais reste et demeure un inconditionnel ami de la France. La métropole coloniale du Cameroun a connu des hommes politiques qui sont passés à la tête de l’Etat pendant que l’actuel président du Cameroun occupait déjà les postes significatifs aux côtés du feu Ahmadou Ahidjo. De Directeur du Cabinet en passant par la primature jusqu’à l’éclosion de son destin de président de la République, l’homme de Mvomeka’a a rencontré tour à tour les présidents Georges Pompidou, Valery Giscard Destain, François Mitterand, celui-là qu’on dit l’avoir positionné, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande. Un record de diplomatie jamais égalé en Afrique.

Preuve que la France en elle-même sait pouvoir être réticent face à un homme qui a flirté avec ses figures historiques. Les politiciens et les adeptes des réseaux internationaux pour le changement à la tête du Cameroun se doivent de s’intéresser à cette démarche politique d’un chef de l’Etat camerounais ignorant de son propre destin d’homme d’Etat. Que de sacrifices et des souvenirs mémorables dans le pacte politique entre Biya et la France dirigée par François Mittérand qui n’a pas été le moindre des présidents Français.

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Les changements opérés au sommet des pays africains engendrent une contagion de foule et cela amènent certains esprits avides de sens à crier à la longévité du président de la République sans d’abord se poser la question de savoir comment ces hommes d’Etat déchus ont-ils procédé pour arriver au pouvoir dans leurs pays respectifs ? Une autre vérité dans le déclin de certains régimes africains réside dans le fait que le peuple dans sa folie colérique exerce une très grande influence sur la communauté internationale. Celle-ci à son tour se précipite très souvent pour placer une quelconque figure avec qui elle entretenait les rapports d’alternance politique. La chute de Mohamar El Kadhafi le guide Libyen, de Ben Ali en Tunisie, de Hosni Moubarak en Egypte, Mamadou Tandja au Niger, Goodluck Jonathan au Nigeria, Laurent Gbagbo en côte d’Ivoire, tout cela suspecte un scénario des puissances occidentales qui ont tôt fait de placer leurs pions, question de préserver leurs intérêts économiques.

En Afrique, continent dont la moitié est contrôlée par la puissance coloniale française, aucune élection libre ou coup de force pour se débarrasser d’un chef de l’Etat ne se passe sans l’estampille de l’occident. Ainsi, si le tour du Cameroun n’est pas encore arrivé, preuve que notre président de la République n’a aucun reproche majeur qui puisse actionner son peuple à un soulèvement populaire comme au Burkina Faso, Burundi… sommes tous unanimes que les petits coups de dents contre le pouvoir de Yaoundé proviennent de l’intérieur à cause de l’opération Epervier et des réseaux de succession d’un Paul Biya de 82 ans.

Une véritable énigme politique, son personnage à la tête de l’Etat du Cameroun n’a jamais été le fruit d’un hasard. Les dieux l’ont conçu de cette manière et ce ne sont pas les êtres humains qui viendront changer les choses. Sous cet angle politique très complexe, la résignation des compatriotes de Paul Biya lui fait bénéficier une popularité qui déclenche un élan de solidarité nationale, alors qu’au fond, l’opinion nationale manifeste en sourdine une volonté de changement à la tête de notre Etat.

René Noungang

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